Retour à notre combat

REVUE DE LA PRESSE

C E S A M

Caps et Sentiers des Alpes-Maritimes

voir aussi notre tableau de 50 irrégularités

 

ARTICLES RELEVES DANS LA PRESSE
se rapportant au littoral des

Alpes Maritimes

 

 

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Avril 2010 NICE-MATIN Antibes Chateau de La Croê Rochers et blocs de béton à enlever R. YVON Clic
Décembre 2009
SOURGENTIN
Un nouvel article
G. Albarelli
Juin 2008
SOURGENTIN
Très bel article sur le sentier littoral du Cap de NICE
G Albarelli
11 novembre 2007
Nice-Matin
Le maire veut se passer de l'avis de l'Etat
J.C.SCHAMBACHER
18 novembre 2007
Nice-Matin
L'urbanisme et les exigences de la démocracie avec COBATY
J.C.SCHAMBACHER
23 octobre 2007
Nice-Matin
Retour du Serpent de Mer
L'émissaire de Saint Jean Cap Ferrat réparé une fois de plus
J.C. SCHAMBACHER
18 septembre 2007
Corse'Matin
Hôtel-restaurant Le Caribou -
Destructions après des années de procèdure
J.C.
19 août 2007
Nice-Matin
GRIMAUD - Le beauvallon doit casser son beach
P.PLEU
27 mai 2007
Nice-Matin
Un coup de gueule
G. PORCHERON
18 mars 2007
Nice-Matin
Annonce légale pour déport de servitude
Préfecture
22 février 2007
nice-matin
Sentier du Cap-Ferrat - Deux mois de travaux
G.PORCHERON J-J-J.C.SCHAMBACHER
28 janvier 2007
nice-matin
Un blockhaus de 300 tonnes découpé
et rayé du paysage
J.C. CHAMBACHER
9 janvier2007
nice-matin
Le sentier littoral gagne quelques centaines de mètres
Sylvie BEAL
11 août 2006
nice-matin
Le classement de tous les sentiers réclamé
?
27 juillet 2006
L'EXPRESS
Alerte sur la Côte
R.de V.
12 juillet 2006
nice-matin
Un sentier public devant la villa du Roi Fahd
M.-C.A.
Juillet:Août 2006
QUE CHOISIR
Sentiers du littoral
Elisabeth CHESNAIS
3 janvier 2006
nice-matin
La Loi Littorale
Jean-Paul FRONZES
14 novembre 2005
nice-matin
Tunnel supprimé: "une bonne chose"
Sylvie BEAL
14 octobre 2005
nice-matin
Le Tunnel de Coco Beach disparaît
Sylvie BEAL
20 août 2005
nice-matin

Prolongement du sentier du Cap de Nice
Nouveau sentier à Saint-Jean-Cap-Ferrat
Suppression du souterrain "Marichu"

Sylvie BEAL
20 juillet 2005
nice-matin
Hôtel Cap-Eden-Roc - Ce qu'il faut savoir
Sylvie BEAL
4 mai 2005
CANARD ENCHAÎNE
La Loi Littoral prend des coups dans les côtes
Professeur Canardeau
28 avril 2005
nice-matin
Avec "Terre Bleue" la plage fait peau neuve
E.M.
27 avril 2005
nice-matin
Les 8èmes journées du patrimoine du pays : 19 juin 2005
Isabelle BRETTE
13 avril 2005
nice-matin
Suppression du "tunnel" de Coco Beach : Toujours pas fait
Sylvie BEAL
1er trim. 2005
REGION VERTE
Un sentier du Cap de Nice jusqu'à Villefranche-sur-Mer
16 janvier 2005
nice-matin
La Canca veut sauver la nature
Philippe FIAMMETTI
13 janvier 2005
PATRIOTE C.A.
La solution haute pour le sentier
10 octobre 2004
NICE A LA UNE
Le sentier littoral
F.B.
         

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Traduction " Lou Sourgentin ", " Caminada " décembre 2 009

Un nouveau cadre magique à Nice

Dans le Sourgentin nous avons déjà traité du sentier littoral de Nice, qui démarre quasiment du port pour s'en aller au pied de la résidence Maeterlinck. Normalement ce sentier devrait un jour relier au port de Villefranche. Une première étape de ce projet vient d'être réalisée…

Cet été un nouveau tronçon de 1 400m vient d'être offert aux promeneurs, sur les trois kilomètres de l'itinéraire entre les deux ports. Les luttes du C.E.S.A.M. (Caps et sentiers des Alpes - Maritimes) pour aiguillonner les services du Conseil Général et de la Ville de Nice et la volonté politique pour décider et œuvrer nous ont fait un cadeau trois étoiles. En été on étouffait de chaleur, en hiver ce sera un vrai plaisir.

Ce qui décoiffe le plus est que le nouveau tronçon, même s'il se trouve sur la rive de la rade, s'étire sur le territoire de la ville de Nice, oui, dans la cinquième ville de France ! Tant de vues marines, de terre laissée à elle - même si proches, est un rêve réalisé.

Résumé des épisodes précédents : du séminaire de Nice jusqu'à Maeterlinck le sentier existe depuis toujours, il a été régulièrement réparé, le passage de la honte sous la villa Marichu a été détruit ; tout le monde connaît, au long de chaque saison y viennent tant de promeneurs, des pêcheurs d'occasion et même - dans la dernière zone - des naturistes. Mais ce tronçon finit en queue de poisson au pied des falaises : nous pouvons alors faire demi - tour ou pour ceux qui ont des bons mollets et du souffle remonter à la Basse - Corniche par une volée d'escaliers, c'est-à-dire 250 marches à vous essouffler. Dans ce cas et une fois sur la corniche, retour à la ville avec un car (100 ou 81).

C'est à ce point précis à l'arrivée sur la corniche que nous pouvons nous diriger vers le nouveau tronçon. Ici aussi que persistera le problème de la continuité du sentier littoral : falaises hautes et verticales, propriété privée de Maeterlinck : pour le moment rien n'est encore décidé. Alors il faut encore marcher au long de la résidence de luxe, près de la circulation, sur des trottoirs de ci de là maculés par les chiens… Ente deux falaises, passage avec vue à pic sur la mer et un méli mélo de plantes de toutes sortes, de quoi avoir le vertige ! En vue d'un mât de marine c'est le début du nouveau tronçon du sentier !
Ceux qui ne veulent pas se mettre en jambes comme nous l'avons décrit, peuvent prendre le car, toujours 100 ou 81, partant de Nice ou de Villefranche, arrêt Batterie ou Hespérides.

L'entrée au nouveau tronçon est bien cachée, il faut la guetter : juste une ouverture dans le garde - fou mais une grande pancarte nous apprend que nous en sommes bien à son départ. Nous connaissions déjà quelques mètres carrés de cette zone : la Marine laissait profiter de la terrasse de la Rascasse.

Sur la pancarte, des recommandations : comme sur les autres sentiers littoraux du littoral du département, c'est-à-dire… tout ce qui est évident ; bien sûr ne pas y aller les jours de grosses vagues et surtout de ne pas y faire de feu. De notre point de vue, nous ajouterons que le parcours est bien plus sportif qu'à Coco Beach, que surtout il faut de bonnes chaussures comme pour une randonnée en montagne ; et peut - être ne pas entraîner des petits enfants, qui eux risqueraient de souffrir… Pour l'eau il y en aura à l'arrivée à Villefranche, 1 400m en avant. Un plan présente le parcours, mais inutile de le regarder : il n'y aura qu'à se laisser aller, pas possible de se tromper.

Dès le départ le sentier dégringole de manière vraiment raide, cerné de murs de figuiers de Barbarie, puis d'un mélange d'oliviers sauvages, lentisques, agaves, pins maltraités par le vent, euphorbes : on sent réellement la sécheresse en toute saison, toute l'année chaque végétal semble attendre une bonne rincée… Quelques mètres plus bas nous ne tardons pas de côtoyer un à - pic qui donne la vue sur Nice au loin : attention de ne pas vous mettre en danger, les gros cailloux risquent de partir en avalanche et vous de partir dans le vide.

Au pied de cette descente un souvenir de la guerre, une casemate ; bien sûr certains l'ont prise pour une poubelle, d'autres l'ont tagguée. Autour, le secteur de caillasses et de gros rochers qui touche la mer est la Pointe de Sans - Culottes.

La suite est vraiment facile, exceptés deux - trois passages qui vous feront suer… parce que des montagnes russes il y en a ! Le sentier entre alors réellement dans la rade, avec des vues propres à émerveiller sur le cap Ferrat et peut - être aussi sur les paquebots et leurs chaloupes. Au ras de l'eau ou de haut.

A l'inverse du tronçon de Coco Beach le sentier n'a pas reçu de revêtement : la randonnée se fait dans la caillasse blanche de lumière ou parfois sur de la terre rouge ; quelques vieux escaliers sont en ciment. Mais tout a été prévu pour votre sécurité… ; à condition que personne ne fasse le casse - cou : passerelles, murets, quelques marches, câbles, restauration de ce qui était devenu obsolète, purge des parois. Et puis les services ont dû récupérer des parcelles du domaine public qui avaient été privatisées… A un moment, surprise : une sorte de marabout, comme à Marrakech : qu'est - ce que ça vient faire ici? Mystère.
Tranquillement le promeneur s'achemine vers Villefranche, la tête toujours dans un rêve de ciel bleu et d'eau cristalline ; la vue sur les montagnes au nord fait bien comprendre la protection climatique des lieux.

Un jardin et des figuiers font comprendre que le terme arrive : nous ne tardons pas d'arriver à une construction qui se reconnaît bien, le lazaret de Villefranche, à la frontière entre les deux communes.

Dorénavant nous sommes dans l'ancien port royal ; deux cents mètres plus loin, après la station russe (laboratoire marin), nous parvenons au radoub.

Fin de randonnée, avec pour une fois et sous la main tout ce qu'il faut : eau, jardins, restaurants, buvettes, monuments, expositions,… de quoi bien profiter !

Le retour se fera à pied, avec les cars 100 ou 81 ou encore par le train.

Et bien sûr ne reste plus qu'à rêver qu'un jour il sera possible d'aller de Nice à Villefranche entièrement à l'écart des voitures : sur le port Lympia le travail a déjà commencé, plus tard il faudra voir ce qui se fera dans le secteur de Maeterlinck…

N.B. : Coût du nouveau tronçon : 767 000€, à 80% pour le cg06 et à 20% pour la Ville de Nice.


NICE A LA UNE du 10 octobre 2004

Le sentier du littoral

Si vous vous baladez du côté de Coco Beach et du Cap de Nice, vous pouvez, depuis quelques semaines, emprunter le fameux sentier du littoral entre le Cap de Nice et l'hôtel Maeterlinck.

La première section longue de 720 mètres est maintenant prolongée d'un autre tronçon de 230 mètres, proposant une sécurité maximale aux promeneurs l'empruntant. Une convention de travaux, d'une durée de 7 ans, a été signée au Conseil Général, le 20 septembre 2004, pour la création de ce sentier. Le montant lu prévisionnel est estimé à 2 millions d'euros dont 80 %% sont financés par le département et 20 % par l'Etat.

À terme, le sentier du Littoral devra relier Nice à Villefranche sur Mer proposant, ainsi, une promenade entièrement sécurisée et sur laquelle il sera possible aux promeneurs, de découvrir, à l'aide de panneaux indicateur placés tout au long du chemin, les richesses de la faune, de la flore et des fonds marins niçois.

Inauguré le 1er octobre 2004 par le Président du Conseil Général, Christian Estrosi accompagné du Préfet, Pierre Breuil, ce sentier représente un atout touristique supplémentaire indéniable dans le plus pur respect de l'environnement.
FB

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PATRIOTE CÔTE D'AZUR Le 13 janvier 2005

La solution haute
pour le sentier de Villefranche

Le programmé des travaux à engager pour réaliser les prochaines sections du sentier littoral de Nice à Villefranche fait l'objet d'un consensus entre l'Etat, te département, la ville de Nice et les élus et les associations concernés.

Le 20 septembre 2004, une convention a été signée entre l'Etat et le Conseil Général pour la création du sentier littoral entre le Cap de Nice et Villefranche. Elle prévoit l'engagement d'un montant de 2 millions d'euros sur sept ans dont le financement est assuré à hauteur de 80% par le département et 20 % par l'Etat.

Le 1" octobre 2004, la section du Cap de Nice à l'hôtel Maeterlinck a été inaugurée.

La section comprise entre l'hôtel Maeterlinck et la pointe des Sans-Culotte dont la topographie est très accidentée a fait l'objet d'études de faisabilité à partir de 2002 pour répondre à la demande des associations, notamment le CESAM:

Le résultat de ces études vient d'être présenté à l'ensemble des parties prenantes ; le 13 décembre 2004, lors d'une réunion générale d'information présidée par M. Géray, sous-préfet de Nice-Montagne.

Après analyse, la solution haute, utilisant l'emprise d'un tracé ancien et longeant le pied du mur de l'hôtel rejoindre le sentier existant qui redescend vers la mer' a été retenue pour des raisons de plus grande sécurité
.
Les études opérationnelles et les procédures de déport de servitude liées à cette portion seront réalisées en 2005 en vue de l'engagement des travaux en 2006- Le montant de ces travaux, dont l'Etat assurera la maîtrise d'ouvrage, est évalué à 2 millions d'euros. Le Conseil Général prendra à sa charge 80 % du coût de ces travaux.

S'agissant du secteur compris entre la pointe des Sans-Culotte et Villefranche, une première tranche de travaux sera réalisée en 2005 pour un montant de 260 000€.
Des travaux d'amélioration seront également programmés en 2005 sous la maîtrise d'ouvrage de la ville de Nice sur la section Coco Beach - Cap de Nice.

Ces travaux sont cofinancés par la ville de Nice (20%) et le département (80%). Ils comprennent une remise en état de la maçonnerie et des protections et la suppression du passage souterrain.

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NICE MATIN du 16 janvier 2005

Extraits d'un article sur la dernière réunion de la communauté d'agglomération sur sa future charte de l'environnement :

La Canca veut sauver la nature


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Non, la Côte n'est pas seulement un mur de béton! Il y a encore des espaces préservés. Encore faut-il assurer leur sauvegarde et leur transmission aux nouvelles générations.

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" La nature, c'est notre poule aux œufs d'or. Il ne faut pas la tuer ". Un sentiment partagé par l'Etat, partenaire de cette charte : " La Côte d'Azur est une perle. Contribuons à la faire briller ", a souligné le représentant du préfet, Philippe Piraux.

La faire briller ? Mais comment ?

Les pistes sont nombreuses.

A commencer par la création ou l'amélioration du sentier des Douaniers. Un chemin qui ne permet malheureusement pas aujourd'hui de longer le littoral de la Canca dans son intégralité.

Un jour peut-être. Parmi les tronçons prioritaires, celui du Cap de Nice jusqu'à Villefranche..

Un projet en voie de concrétisation.

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Philippe FIAMMETTI

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" REGION VERTE " - n° 76 du 1er trimestre 2005

UN SENTIER DU CAP DE NICE jusqu'à VILLEFRANCHE-sur-MER

Une toute jeune association, créée il y a un peu plus de trois ans, est parvenue contre toute attente, à faire admettre aux pouvoirs publics un projet des plus intéressant pour le département et plus particulièrement pour Nice.

Malgré l'opposition, au début de ses démarches, de la préfecture, d'une collectivité locale et de propriétaires attachés à leurs privilèges, l'association CESAM, Caps et Sentiers des Alpes Maritimes, a réussi à faire amorcer la réalisation du prolongement du sentier du Cap de Nice jusqu'à Villefranche-sur-Mer. Le premier tronçon de ce prolongement a été inauguré en grande pompe le 1er octobre dernier par Monsieur Pierre BREUIL, préfet des Alpes Maritimes en présence des autorités locales.

Un autre prolongement a été demandé à la préfecture en octobre 2004. Il s'agit de la création d'un sentier sous l'avenue de Grasseuil à Saint-Jean-Cap-Ferrat entre la limite de son territoire avec celui de Villefranche et la plage de Passable. D'autres demandes de sentiers sont à l'étude.

Cette association n'hésite pas de contacter des élus locaux de tous bords pour leur demander d'intervenir à tous les niveaux. Ainsi, grâce à eux, les ministres de l'Equipement successifs, Messieurs Jean-Claude GAYSSOT et Gilles de ROBIEN sont intervenus à leur tour auprès des autorités locales pour soutenir ses projets.

L'association CESAM est très attachée à l'environnement de la bande littorale des 100 mètres. Plusieurs dossiers ont été résolus. D'autres ont été remis aux autorités compétentes. Enfin plusieurs sont en cours d'étude par ses administrateurs.

Cette association née de la rencontre d'un homme de la mer, Monsieur Jean CLARY-BOUSQUET, et d'un homme de la montagne, Jean DUHAMEL, respectivement président et vice-président, a su s'entourer de personnes expérimentées très actives. Son conseil d'administration est composé de juristes et autres conseillers ainsi que d'un informaticien qui lui permet d'utiliser les moyens modernes de communications indispensables. Elle dispose en effet d'un site Internet et d'une newsletter gratuite envoyée, au moins une fois par mois, à près de 1500 destinataires. Elle a su aussi s'attirer des sympathies auprès de nombreux médias qui l'ont fait connaître.

Dernièrement, plusieurs associations s'intéressant également aux sentiers littoraux sont intervenues auprès de CESAM pour envisager des actions communes.

CESAM - www.cesam06.org - asscesam@wanadoo.fr
son adresse postale : 30 rue Gounod - 06000 NICE

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NICE-MATIN du 13 avril 2005

Suppression du " tunnel "
de Coco-Beach : toujours pas fait

La délibération du conseil municipal devant entériner la disparition de
ce passage souterrain a été retirée

On croyait que le sort du passage souterrain au droit de " la villa Marichu, juste au départ du sentier du bord de mer, allait être enfin réglé vendredi dernier au conseil municipal.
Il était en effet prévu de voter une délibération lançant des travaux attendus depuis très longtemps.

Une " vitrine" déplorable
Le " tunnel" de Coco-Beach constitue une véritable verrue sur l'un des plus beaux sites du littoral méditerranéen. Ce passage en souterrain d'une vingtaine de mètres est un repoussoir pour de très nombreux promeneurs.
Sale, longtemps mal éclairé, régulièrement souillé de déjections et accessoirement de préservatifs - et ce en dépit de tous les efforts de nettoyage - il a acquis une notoriété dont la ville de Nice se passerait bien, puisque son existence a été évoquée par des touristes - on imagine en quels termes - dans divers magazines.
Tout cela ne date pas d'hier et n'a pas pour autant servi d'électrochoc aux différentes municipalités. La pose de panneaux informatifs vantant la qualité paysagère des lieux et la prolongation par étapes du sentier du bord de mer a tout de même réveillé les esprits.
" Harcelés " par l'association CESAM (Cap et sentiers des A.-M.), les pouvoirs publics ont pris la décision de supprimer ce passage construit par la copropriété Marichu pour permettre aux habitants d'aller chez eux.
Evidemment, la présence de plusieurs intervenants, publics, privés, dans cette affaire, n'a pas accéléré les choses. A tel point que CESAM s'est employé à tenir un décompte du nombre de jours d'attente depuis qu'on leur avait promis qu'une solution était trouvée. Au 14 février dernier, on en était au 1055° jour...

Une affaire d'argent entre le Conseil général et la Ville
A priori, on s'acheminait vers un partenariat conseil général et ville de Nice pour financer les travaux, le premier devant verser 80 %, la seconde 20 %. Et puis au dernier moment le conseil général a renoncé semble-t-il à sa participation aux travaux évalués à 110 000 €.
Qu'à cela ne tienne, la ville, représentée par l'adjoint à l'environnement Marc Lafaurie, décidait de prendre le chantier à sa charge et de voter tout ça.
La délibération était donc maintenue jusqu'à ce que le conseil général accepte à nouveau d'être co-financeur.... mais pas à hauteur de 80 %.
" On va donc refaire une convention pour organiser ce nouveau partenariat financier. Ce sera voté lors d'un prochain conseil municipal " a expliqué M. Lafaurie. CESAM va donc pouvoir reprendre son décompte...
Sy.B.

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NICE MATIN du 27 avril 2005

Les 8ème journées du patrimoine de pays auront lieu le 19 juin prochain.
Si vous êtes un particulier ou une association
et que vous avez un lieu à faire découvrir, inscrivez-vous avant le 1er mai

IL a fallu plus de cinq ans à l'association Cap et Sentiers des Alpes Maritimes (CESAM) pour obtenir les autorisations et le financement de 300 mètres de sentier littoral qui passe sous Maeterlinck. " La journée du patrimoine local a permis aux gens de découvrir ce sentier." Ils ont trouvé le site magnifique et ont eu envie qu'il se prolonge. Alors ils ont aidé les associations dans leur combat.
C'est tout l'intérêt de la journée du patrimoine de pays qui existe depuis huit ans. Elle aura lieu cette année le dimanche 19 juin. Nice y a toujours participé. Modestement au départ, avec une poignée de bénévoles, associations et particuliers, qui ont voulu faire partager une passion, pour des lieux, des sentiers, des arbres, des métiers. Avec le temps, la manifestation s'est étoffée.
Le président du CESAM ne désespère pas que le sentier des Douaniers relie un jour Menton à Nice. C'est l'objectif final. En attendant, il espère que les visiteurs qui se pressent de plus en plus nombreux aux journées du patrimoine de pays pour admirer la vue imprenable sur la baie des Anges, fassent savoir aux institutionnels que l'accès fait tâche dans le décor. Que passer derrière la clôture du Bamboury, et surtout dans ce tunnel aux immondes relents d'urine, n'aide pas à promouvoir le site.

Faire vivre le patrimoine
" Notre patrimoine local est riche mais fragile ", martèlent tous ceux, associatifs et particuliers, qui se passionnent pour ces petits bouts d'histoire. Depuis qu'il a organisé des visites dans le cadre de cette journée, Marcel Dallo, le président de l'association de sauvegarde du sanctuaire de Notre-Dame Auxiliatrice a obtenu son classement aux bâtiments de France.
Cet édifice, noyé dans le béton du complexe Jean Bouin, vivotait. Les journées du patrimoine de pays l'ont fait (re) découvrir. Et Marcel Dallo a de plus en plus de choses à dire, il en a profité pour fouiller l'histoire du lieu, il a accumulé des objets de culte pour les exposer dans un futur musée. Cette année, il mettra en avant les ferrures du bâtiment pour coller au thème (pas obligatoire) " fer et verre " de ces 8èmes journées du patrimoine de pays.
" Depuis qu'elles existent,ces journées ont permis de faire connaître, de protéger,et de faire vivre notre patrimoine ", se réjouit Jacqueline Faraut qui en fut l'une des pionnières à Nice et qui est aujourd'hui chargée de faire le lien avec les instances nationales qui co organisent l'événement (ministère de l'écologie et de l'environnement, ministère de l'agriculture et de la pêche, architectes du patrimoine, maisons paysannes de France,SOS village, FNASSEM, Fédération nationale des Offices de tourisme et CAPEB).
En même temps, une mémoire se construit qui était en train de disparaître,noyée dans l'indifférence. A Nice, on a ainsi redécouvert les jardins de Chambrun et le temple de Diane, Les journées du patrimoine ont permis d'obtenir que les lieux qui étaient devenus une canisette à ciel ouvert soient clôturés.
On est aussi en train d'y répertorier les végétaux, on y a organisé un concert pour faire revivre le lieu. "Quand on leur rend un peu de leur histoire, les gens s'investissent ", analyse Jacqueline Faraut.
Cette journée du patrimoine de pays a aussi un autre objectif qui s'inscrit dans le long terme : faire naître un tourisme intelligent dans et hors de la ville.
Cette année, la journée du19 juin va essayer de promouvoir les gîtes ruraux du département et toutes les curiosités autour.
- Isabelle BRETTE -

(1) Renseignements : www.associations-patrimoine.org ou
Organisation centrale - 32 rue Victor Hugo - 92 800 Puteaux ou Tél. 01.41.18.50.70

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NICE MATIN du 28 avril 2005

Avec " Terre Bleue " la plage fait peau neuve

A l'initiative de l'association " Terre Bleue " trente courageux bénévoles
ont arpenté les galets de la Prom' hier après-midi.
Objectif : débarrasser la plage de ses minis détritus.

Six cents litres, soit environ 30 sacs poubelles de détritus... un bilan plus que satisfaisant pour la trentaine de bénévoles partie de la plage du Ruhl hier, vers 14 h 30 et arrivée au Voilier-Plage vers 16 h 30.

Organisée par l'association " Terre Bleue ", fondée en 1999, cette opération " nettoyage des plages " existe, en complément du service de la Ville, depuis 2000. " On ne peut pas nier qu'il y a une action de nettoyage des plages orchestrée par la mairie ", souligne Hélène Granouillac, responsable de l'association environnementale " Terre Bleue ", mais les employés municipaux agissent superficiellement l'été et surtout pour l'économie touristique. En basse saison la ville ne compte que sur les associations l "

Sur Nice, on dénombre cinq ou six associations pour la défense de l'environnement, un
chiffre bien décevant selon Hélène " nous sommes dans une région qui ne prend pas l'environnement comme une priorité, le but à notre échelle, c'est de faire comprendre aux Niçois qui vivent dans cette ville, l'importance de la respecter... le mieux étant de les faire participer à des actions comme celle-ci l "

Ceux qui ont répondu à l'appel de " Terre Bleue " avaient une motivation toute trouvée : " Parce que protéger la Terre, c'est sauvegarder la mer ! ". Hommes, femmes, personnes âgées et même tout petits, ils étaient peu nombreux... mais concernés par le même combat, faire la guerre à l'incivisme. " Je ne comprends pas comment on peut salir autant la plage, explique Anouck, 10 ans et demi, quand la mer va monter et emporter toutes les saletés, ce sont les poissons qui vont payer ! "

Munis de gants et de sacs poubelle fournis par le groupe Accor, les bénévoles ont effectué une chasse à la saleté avec comme seuls spectateurs des touristes déroutés par cet incivisme flagrant. Les plus méritants ont été remerciés par un copieux goûter,

Détritus en tout genre
Même si, par rapport à l'année dernière, les bénévoles ont constaté moins de déchets (ce qui peut être dû aux conditions climatiques et à la fréquentation des plages), il n'en reste pas moins que les gens jettent des objets toujours aussi insolites.

Hormis les traditionnels sacs plastique, morceaux de ferraille rouillés, de polystyrène, ou capsules de boissons, on retrouve des préservatifs et des seringues usagés, des bouts de verre, des stylos et marqueurs, des serviettes hygiéniques... mais la palme d'or est attribué aux mégots de cigarettes, toujours plus nombreux et surtout ensevelis sous les galets, donc très difficiles à extraire par les machines de la Ville.

Un intrus s'était mêlé aux déchets : un pauvre rat mort, dont pour une fois l'homme n'était pas responsable !
E.M.
Pour rejoindre bénévolement l'association " Terre Bleue ", contacter le 04.93.81.90.28. ou www.terrebleue.org.
Pour la prochaine opération, en fin d'été, " Terre Bleue " invite également les plongeurs à venir rejoindre les autres bénévoles.

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" Le Canard enchaîné " - mercredi 4 mai 2005

La Loi Littoral prend
des coups dans les côtes


Depuis 1986, la loi littoral protège nos côtes tant bien que mal.
Attaquée tous azimuts
elle résiste aux bétonneurs… Jusqu'à quand

C'EST la loi qui interdit de bétonner en rond. Depuis près de vingt ans, telle la gousse d'ail qui éloigne le vampire, la loi Littoral empêche le promoteur immobilier de s'approcher à moins de cent mètres du rivage. Du coup, le BTP s'est juré de la couler et a levé pour ce faire une armée hétérogène d'élus, d'autorités portuaires, de chambres de commerce, d'hôteliers, de fédérations sportives, de pêcheurs, de conchyliculteurs... Et ça n'arrête pas !

La dernière attaque date d'il y a trois mois à peine : onze sénateurs UMP ont profité du projet de loi sur le " développement des territoires ruraux " pour envoyer une bordée d'amendements. Tous ont manqué leur cible, sauf un, qui va permettre au BTP d'oeuvrer en bordure des petits estuaires. Avec deux zones en ligne de mire : le golfe du Morbihan et le littoral atlantique.

Un demi-flop pour le " groupe des onze " certes, mais, heureusement pour eux, l'ami François Goulard, secrétaire d'Etat à la Mer, a lancé (et fait adopter) son propre amendement torpille sur les " Schémas de Mise en Valeur " ou SMV. Ceux-ci vont permettre, a-t-il promis, d'" introduire de la souplesse " dans la loi Littoral. Concrètement, " un maire pourra décider de la création d'un port, autoriser des hameaux dans les espaces proches du rivage ". Alléchante perspective pour les amoureux de la pelleteuse ! Pour préparer l'offensive, le lobby anti-loi Littoral avait fait mitonner trois rapports sur la question. D'abord par les députés en juin 2003, l'Assemblée nationale ouvre le feu avec une mission d'information qui conclut que la loi Littoral freine l'essor économique.

Puis viennent les sénateurs avec un autre rapport sur " l'application de la loi Littoral " (juillet 2004). Sa conclusion est la même : il faut " adapter les règles d'urbanisme ".

Troisième rapport, celui de la Datar, en septembre dernier, intitulé " Construire ensemble un développement équilibré du littoral ". Même topo, assorti de cet argument : sur les 7 215 kilomètres de côtes françaises, l'emploi croît plus vite qu'ailleurs ; gare à ne pas étouffer ce formidable potentiel !
Il faut dire que le ministère de l'Equipement, dont dépend la Datar, abrite une flopée d'allergiques à la loi de 86. " C'est toujours lui qui mène la danse contre la loi Littoral, avec derrière le BTP, la Direction des ports et l'industrie hôtelière ", confie au " Canard " Corinne Lepage, ministre de l'Environnement sous Juppé.

D'où pourrait venir la prochaine offensive ? D'un " groupe de travail " monté par le ministère de l'Equipement, justement. Sous la pression du lobby du parpaing, l'Etat, en effet, a commis une belle erreur stratégique : il a traîné des pieds pour sortir les décrets d'application de la loi - vingt ans après, on en attend encore cinq sur les neuf prévus. Il s'agissait de permettre aux élus d'interpréter à leur guise les nombreuses formules floues du genre " restrictions d'urbanisme dans les espaces proches du rivage et dans les espaces remarquables ". Mais en croyant bien faire le lobby s'est tiré une balle dans le pied : chaque fois qu'une bétonneuse pointe son nez dans un endroit sensible, les associations de défense de l'environnement ont pris l'habitude de saisir les tribunaux administratifs, qui presque toujours tranchent en leur faveur. Avec, à la clé, une jurisprudence très favorable aux écolos. "N'importe quelle association arrive à se faire entendre d'un juge, à mettre le maire en porte à faux et à foutre en l'air les documents d'urbanisme ! ", se lamente un des membres de l'Anel, l'Association nationale des élus du littoral.

Pour mettre fin à ce scandale, voilà donc que s'active un groupe de travail intitulé "Propositions pour une meilleure sécurité juridique des autorisations d'urbanisme ", avec à sa tête le président pour l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat, M" Philippe Pelletier, infatigable avocat des promoteurs.

Son but : limiter au minimum les possibilités de recours contre les permis de construire qui se moquent de la loi Littoral. Notamment en renforçant le rôle des commissions de conciliation, histoire d'éviter que les projets immobiliers contestés par les associations n'atterrissent directement sur le bureau d'un juge...

Le groupe Pelletier a déjà jeté une pierre dans le jardin des protecteurs de la loi Littoral. L'idée est d'obliger ceux qui voudraient faire annuler un permis de construire à abattre leurs cartes en une seule fois. S'ils perdent en première instance, ils ne pourront plus apporter de nouvelles pièces en appel. " Or, dans ce type d'affaires, les communes impliquées traînent les pieds pour sortir les documents administratifs et l'on est rarement capable en première instance d'apporter toutes les pièces du dossier ", explique Benoît Busson, juriste et conseil de l'association France Nature Environnement.

Beaucoup de promoteurs qui ont fait provision de terrains rendus non constructibles par la loi Littoral sont donc dans les starting-blocks. En particulier en Bretagne, dans les Landes et en Corse.

Autre motif d'espoir pour les amateurs de constructions en bord de mer : le Conservatoire du littoral, qui a déjà soustrait 70 000 hectares à l'appétit des bétonneurs, commence à donner des signes de faiblesse. Jusqu'à présent, il achetait 2 000 à 4 000 ha par an. Sauf qu'en cinq ans le prix des terrains sur la côte a doublé, et qu'on lui demande de se débrouiller plus ou moins avec la même somme ! Dans sa tirelire, soit environ 19 millions d'euros.

Sans compter que chaque nouvelle acquisition fait grossir le coût d'entretien. "A terme, c'est l'asphyxie ", prédit un fonctionnaire du ministère de l'Environnement. C'est bien fait pour le Conservatoire, qui le 10 mars dernier, dans un rapport consacré au réchauffement climatique, a énervé tous les élus de la côte - en particulier de l'île de Ré - en proposant de faire passer de 100 mètres à 200 la bande non constructible.

Question : que pense de tout ça notre sùperécolo de président ? C'est Chirac lui-même qui, en 1976, alors qu'il était Premier ministre, a signé la directive à l'origine de la loi Littoral...

Professeur Canardeau

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Article paru dans NICE-MATIN le samedi 20 août 2005 :
avec plan et photo en fin d'article.


Sentier du littoral : Le parcours s'allonge


La réalisation du sentier littoral entre Nice et Villefranche-sur-Mer prend doucement forme.

Dans les prochains mois de nouveaux petits tronçons vont être réalisés notamment pour accéder à partir de la route de la Basse Corniche.

Il avance. En pointillé. Par étapes. Mais il avance. Le processus d'aménagement du sentier du bord de mer entre le Cap de Nice et
Villefranche-sur-Mer suit son cours. Avec une nouvelle échéance marquée par le lancement d'un appel d'offres pour la réalisation de deux tranches de travaux. Il s'agit d'une part de réaliser une portion de 210 mètres entre le Lazaret de Villefranche-sur-Mer (tout au bout de la Darse après les résidences Rochambault) vers la pointe Madame qui marque l'entrée dans la rade. Et d'autre part de réaménager un escalier existant d'une trentaine de mètres, dont l'accès est actuellement restreint, entre la route de la Basse Corniche et le lieu-dit la Batterie la marine (pointe des Sans Culottes).

Deux tronçons dissociés

Ces deux " morceaux " sont dissociés des portions déjà aménagées (voir ci-dessous) mais ils s'inscrivent dans un processus qui vise à réaliser dans un premier temps les tronçons les plus " faciles " d'un point de vue technique ou administratif. La tâche la plus ardue concerne en effet le passage en falaise entre l'hôtel Palais Maeterlinck et l'entrée de la rade de
Villefranche. On sait cependant que le principe d'un tracé en hauteur, passant juste au pied de l'établissement, a été retenu ainsi que celui d'une
" échappatoire " vers la route pour les promeneurs qui souhaiteraient ne faire qu'une partie de la promenade. C'est justement cette " échappatoire " qui va d'ores et déjà être réalisée avec l'escalier. Quant au tronçon villefranchois, il va déjà dégager l'horizon pour ceux qui veulent découvrir la rade quasiment les pieds dans l'eau.

Si la procédure des appels suit normalement son cours, on peut ainsi espérer un démarrage des travaux à l'automne prochain.

Sylvie BEAL.

 

Un des plus beaux paysages du monde

L'aménagement du sentier du littoral entre le Cap de Nice et Villefranche-sur-Mer est le fruit de ténacité d'une association de marcheurs et de promeneurs (CESAM - Caps et sentiers des Alpes Maritimes) qui a réussi à convaincre les pouvoirs publics qu'il fallait respecter une obligation contenue dans une loi du 31 décembre 1976.

Celle-ci donne droit à tout piéton de longer librement le littoral des côtes françaises qui s'étendent sur 7 000 km.

En fait, 4 700 km sont accessibles et 1 360 km ont fait l'objet de travaux d'ouverture dans le cadre de cette loi.

Après s'être heurtée à un non catégorique, l'association qui milite députe 1998 a été entendue. Résultat : aux premiers Jours de l'année 2004, le feu vert a été donné au prolongement du sentier qui existait alors sur 800 mitres entre Coco Beach et le pied de l'hôtel Palais Maeterlinck.

La réalisation d'un nouveau tronçon d'environ trois cents mètres s'est déroulée au début de l'été de la même année. Les travaux ont été rondement et superbement menés.

Désormais les promeneurs peuvent encore mieux découvrir ce site escarpé, pur produit du paysage méditerranéen ouvrant directement sur l'horizon.

Le projet suit donc son cours avec l'aménagement des deux portions prévues. Et les marcheurs espèrent pouvoir rallier Nice à Villefranche-sur-Mer en 2007.

Et un jour jusqu'à Beaulieu ?

Ce n'est plus un rêve. La préfecture a en effet donné son feu vert pour le lancement d'une étude afin d'aménager un cheminement piéton en contrebas de l'avenue de Grasseuil à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

C'est là encore un chaînon manquant. Car le sentier piétonnier de Saint-Jean-Cap-Ferrat, d'une longueur de 8 km, ne démarre qu'à hauteur du chemin de Passable via le chemin du Roi et le Lido. Si un jour la jonction se fait en limite de la commune de Villefranche-sur-Mer. Il sera possible d'aller à pied de Nice à Beaulieu-sur-Mer...


Signalons par ailleurs que des travaux de réhabilitation et de mise en sécurité du sentier du cap Ferrât sont également prévus.

Tunnel Marichu : en septembre..

On semble enfin être près du but. Le passage souterrain insalubre qui se situe sous la villa Marichu et qui marqua te début du sentier à Coco-Beach, doit prochainement disparaître
Enfin, c'est annoncé sur
place : " début des travaux septembre 2005 ".

Sylvie BEAL

Plan du Cap Nice - Avancée du sentier
Les grandes falaises au Sud du Cap de Nice

 

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NICE MATIN, le 14 octobre 2005

TRAVAUX - Le tunnel de Coco Beach disparaît

Enfin ! La plus "belle" honte de la Côte d'Azur, qui ne manque pas de faire régulièrement les choux gras des magazines touristiques à l'étranger, est sur le point de disparaître.

Le "tunnel" de Coco Beach qui marque le départ du sentier du bord de mer, pour le moment aménagé jusqu'au pied de l'hôtel Maeterlinck révulse les promeneurs depuis des années.

Sale, mal éclairé, souillé de déjections et accessoirement de préservatifs, il constituait un véritable repoussoir alors que l'on se trouve sur l'un des plus beaux sites du monde, face à un panorama superbe qui regarde la Baie des Anges et le port de Nice.

Les pouvoirs publics ont été régulièrement alertés voire harcelés (1). Cela a pris du temps, c'est le moins qu'on puisse dire, mais dans quelques jours, l'arrivée sur le sentier du bord de mer sera beaucoup plus agréable.

Sans être complètement en plein air, le passage sera dégagé et largement ouvert.

Les habitants de la villa Marichu, qui se trouve juste au-dessus, accéderont chez eux par un passage en passerelle.

Le coût de ce chantier bienvenu est pris en charge par la Ville et le conseil général, chacun pour moitié, pour un montant total hors taxes de l'ordre de 110000€.
Sylvie BEAL

(1) : L'association CESAM (Caps et sentiers des A.-M.) est notamment régulièrement intervenue sur ce sujet.

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NICE MATIN, le 14 novembre 2005

COCO BEACH - Tunnel supprimé : " une bonne chose "

Le satisfecit est général. L'adjoint au maire en charge de l'environnement, Marc Lafaurie, s'est rendu au départ du sentier du bord de mer pour constater à quel point la situation s'était améliorée.

La suppression du tunnel qui marquait le départ de la promenade (Nice-Matin du 14 octobre) donne une véritable bouffée d'air au site.

Les travaux ne sont cependant pas complètement terminés. Le 15 janvier prochain, une grue viendra poser l'escalier en colimaçon qui permettra aux habitants de la villa Marichu de descendre jusqu'à un petit promontoire qui fait partie de leur propriété et auquel ils ne peuvent plus accéder actuellement, du fait des travaux. Une marquise va coiffer cet accès.

" Nous avons eu l'accord de l'architecte des Bâtiments de France pour cette réalisation qui a coûté 150000 €, moitié à charge de la Ville de Nice, moitié Conseil Général. ".

L'élu en a profité pour rappeler que le sentier appartient à l'Etat et que les deux collectivités avaient en quelque sorte pris les choses en main pour que la situation évolue.

" Je sais qu'il y avait une attente importante tant du comité de quartier que des associations de protection des sites et de CESAM (Cap et Sentiers des Alpes Maritimes). On nous a reproché de ne rien faire, alors que nous assurons l'entretien et le nettoyage des lieux. Je regrette un peu les propos corrosifs que nous avons essuyés. Il faut être conscient qu'il y a d'autres quartiers qui ont des besoins aussi. Il n'est pas évident en ce moment d'avoir des financements. Tout n'est pas un dû, contrairement à ce que croient certains de nos concitoyens ".

Sylvie BEAL

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NICE MATIN, le 3 janvier 2006

LOI LITTORALE

Vingtième anniversaire sous tension du texte anti-bétonnage

 

VOTÉE à l'unanimité le 3 janvier 1986, pour mettre fin à l'urbanisation sauvage et freiner le bétonnage des côtes, la loi Littoral fête aujourd'hui son vingtième anniversaire. Une célébration sous tension tant les partisans de ce dispositif phare de protection de nos rivages, craignent un nouvel assouplissement du texte.

Loi de réaction à certains abus et non d'anticipation, elle est arrivée, de l'avis quasi général, trop tard dans les A.-Mmes. Promulguée plus tôt, elle aurait empêché la réalisation, à Villeneuve Loubet, de Marina Baie des Anges, ainsi que d'autres aménagements à peine, moins imposants. Elle a néanmoins contribué à préserver des sites prestigieux, tels que l'Estérel. Elle a bloqué plusieurs projets, dont celui récent de l'extension du Grand hôtel de Saint-Jean-Cap-Ferrat (1). Elle a justifié, en partie, la démolition de la villa Pellerin au cap d'Antibes.

La loi Littoral pourtant, a failli rester lettre morte. Vingt ans après son vote, seuls cinq décrets d'application, sur neuf prévus, ont été pris. Dont trois récemment.

A l'écoute d'influents lobbies, les gouvernements successifs de droite et de gauche pensaient-ils ainsi paralyser le texte? Les juges administratifs ont pallié ce vide juridique. En déterminant des normes qui, uniformisées par le Conseil d'Etat, ont fini par dégager une jurisprudence cohérente.

Le nécessaire équilibre entre aménagement et protection est-il respecté? Un rapport parlementaire de 2004 ne le pense pas, qui propose divers assouplissements à la loi. Dont celui " de redonner aux élus le pouvoir d'élaborer une politique d'aménagement
des territoires littoraux "." D'aucuns ne supportent pas, traduit, à Nice, M' Christian Boitel, qu'une partie du rivage demeure soumis à l'Etat et non à leur contrôle ". Et l'avocat de se montrer "pessimiste sur l'avenir d'une loi pouvant être réduite à l'état de simple emballage vidé de son contenu ".

A la tête du tribunal administratif de Nice, Jean-Marc Le Gars se montre plus confiant. Il ne croit pas au nouvel assouplissement d'un texte qui a " beaucoup de qualités, dont celle d'avoir sauvé quantité de sites ".

Le " oui, mais " d'élus des A.-M.
Des dus Ses A.-M., peut-être plufi sensibilisés que d'autres au bétonnage, semblent lui donner raison. <r La loi Littoral est une bonne chose, affirme le maire de Saint-Cap- Ferrat, René Vestri, même si dans ma commune elle a bloqué la construction d'une station d'épuration ". "Je suis pour, ajoute le maire de Théoule, Daniel Mansanti. A une condition : qu'une péréquation financière soit mue en place entre les communes qui protègent, au détriment de leurs rentrées fiscales, et celles qui urbanisent ou ont urbanisé à outrance. "

JEAN-PAUL FRONZES

(1). Le dossier est actuellement en appel.
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Suite de l'article

La bande des cent mètres

La loi de 1986 concerne l'ensemble des communes ayant une ouverture sur la mer. Elle prohibe toute construction dans la bande littorale des cent mètres. Ce principe, toutefois, supporte des exceptions. Sous certaines conditions, un port, une station d'épuration peuvent être agrandis, des aménagements menés dans une zone déjà urbanisée. De fait, la loi vise avant tout à protéger tes zones vertes, à maintenir les grands espaces paysagers.
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Suite de l'article

Le procès d'un juge niçois

Le rapport parlementaire instruit un véritable procès à l'encontre des juges administratifs. En les accusant d'avoir profité du vide réglementaire - de l'absence de décrets - pour interpréter la loi, pour faire prévaloir " sur toute autre considération l'objectif de protection, voire de sanctuarisation du littoral ".

Le rapport s'en prend ainsi, en le citant nommément, à Norbert Calderaro, qui dirigea jusqu'à récemment, à Nice, une chambre de l'urbanisme Il ne craint pas d'affirmer que la "jurisprudence de ce magistrat est décriée par les élus du littoral méditerranéen, qu'elle va à l'encontre de la volonté des populations et donne une consistance réelle au spectre du gouvernement des juges ".

Norbert Calderaro doit-il s'offusquer de ces commentaires ou se sentir conforté dans sa lutte contre le bétonnage? Le magistrat, qui préside désormais une chambre fiscale, n'a pas souhaité s'exprimer, " Des élus, avance, en soutien, un collègue, ne respectent pas la loi Littoral et ils s'offusquent ensuite d'être sanctionnés par la justice administrative. C'est le monde à l'envers ".

" Préserver ce qui peut l'être encore "

En tant que patron UMP des A.-Mmes. et surtout ministre délégué à l'Aménagement du territoire, Christian Estrosi ne veut pas " toucher à la loi Littoral ". En ajoutant : " S'il fallait d'ailleurs la modifier, ce serait pour la durcir. "

- Le rapport parlementaire, présenté par un député de votre parti, souhaite pourtant l'assouplir?
" Je lui en laisse l'entière responsabilité. "

- En s'en prenant vivement à un juge niçois ?
" Au vu du désastre généré depuis 40 ans sur la Côte d'Azur et de l'absolue nécessité de préserver ce qui peut l'être encore, je suis heureux de disposer d'une telle loi et de magistrats pour l'appliquer sans la moindre complaisance. "

- Les côtes françaises, censées accueillir 2 millions de personnes supplémentaires d'ici dix ans, échapperont-elles à une totale urbanisation?
" II fait faire mentir ces statistiques, enrayer le processus de densification du littoral. En rendant attractif l'intérieur des terres. "

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" QUE CHOISIR" - n° 439 - Juillet-août 2006 - (Extraits de l'article d'Elisabeth CHESNAIS. Cet article est beaucoup plus long et comporte de très belles photos).

Sentiers du littoral
Un parcours semé d'embûches

Alpes Maritimes


Côte bétonnée

 

Un front de mer presque aussi urbanisé que le cœur de Paris et un relief difficile, allez tracer un sentier littoral avec ça !

Il faut admettre que la DDE n'a pas la tâche facile.

Est-ce une raison pour faire passer les promeneurs dans des corridors encadrés de grillages à herses ou barbelés, comme c'est le cas à Roquebrune-Cap-Martin, ou dans un souterrain glauque comme à Nice jusque fin 2005 ?

Évidemment non, et l'association CESAM, Caps et Sentiers des Alpes-Maritimes, s'est montée pour que ça change et qu'un cheminement piéton digne de ce nom existe le long du littoral.

"Le sentier de Théoule à Menton, tout le monde en parle mais c'est une fiction, explique, Jean Clary-Bousquet, son dynamique président. Les seuls sentiers qui existent sont ceux du cap d'Antibes, du cap Ferrât et partiellement du cap de Nice. Nous travaillons à leur prolongement mais aussi à leur maintien. Les initiatives des propriétaires riverains pour créer des obstacles, les dénaturer ou même bétonner sur le domaine public maritime sont permanentes."

Faire avancer le sentier de la Côte d'Azur réclame une belle énergie !


Photo CESAM - J-L.P - Cap de Nice

(Suite - Autres extraits).

Ouvrir le littoral sur toute sa longueur,
c'etait la promesse de la loi de 1976.
Trente ans plus tard, où en est le sentier côtier...

 

Objectifs non atteints

Sur 7000 km de côtes, 1750 km sont réalisés

La loi est pourtant claire. Adoptée en 1976 pour mettre fin à la confiscation des bords de mer par des riverains peu partageurs et donner à tout piéton la possibilité de longer le littoral, elle n'y va pas par quatre chemins : " Les propriétés privées riveraines du domaine public maritime sont grevées sur une bande de trois mètres de largeur d'une servitude destinée à assurer exclusivement le passage des piétons. " Les directions départementales de l'équipement (DDE) ont été chargées de l'appliquer et de baliser
le sentier une fois son tracé retenu. Or, trente ans plus tard, le compte n'y est pas. Sur les 7000km de côtes de l'Hexagone, une fois retranchés 660 km de zones portuaires ou militaires non concernées, seuls 1750 km sont aujourd'hui ouverts au titre de la loi de 1976. C'est peu.

Au ministère de l'Équipement, on préfère oublier ce chiffre qui sonne comme un échec et parler de "kilomètres accessibles". Évidemment c'est plus flatteur, puisqu'on arrive à 4 700 km de côtes ouverts au public. Sauf que... ce n'est pas la même chose.

Les stations balnéaires proposent toutes une promenade en bord de mer ou un sentier
semé d'interruptions, de détours par l'intérieur. Rien à voir avec le cheminement continu le long de la côte promis en 1976. Certes, on peut comprendre l'approche du ministère. Car, au rythme actuel d'ouverture, 20 km en 2004 pour l'ensemble des côtes françaises, il n'est pas prêt d'atteindre les objectifs de la loi.

Cela dit, l'appliquer demande une belle détermination. Les DDE doivent obtenir l'accord des communes concernées. Pas question de passer en force. Certains élus locaux sont partants, d'autres non. Ce qui explique l'absence de continuité du sentier dans nombre de départements.Il faut aussi composer avec les exceptions voulues par le législateur, puisque les habitations antérieures à 1976 implantées à moins de 15 mètres du trait de côte et celles closes de murs édifiés avant 1976 sont exonérées de la servitude de passage. Et puis, les DDE ont commencé par le plus facile, dans les zones peu urbanisées et au relief ne présentant pas de difficultés, là où les négociations avec les propriétaires sont les plus aisées et les aménagements légers. Il faut désormais relier les tronçons ouverts ici et là, pour assurer un cheminement continu. La tâche est ardue et l'hostilité des riverains ne la facilite pas.

Propriétaires égoïstes.

Des riverains influents refusent d'appliquer la loi.

Retour dans le golfe du Morbihan, classé parmi les plus belles baies du monde, où la DDE a prévu un sentier qui en ferait le tour. Mais, dans cet environnement très urbanisé et au relief découpé, créer le tracé exige souvent d'empiéter sur les propriétés. Les résistances sont vives, les négociations longues et pas toujours fructueuses. Là comme ailleurs, il y a des récalcitrants historiques.

Pour éviter le tracé sur leur digue, les propriétaires du moulin de Mériadec, à Baden, s'étaient lancés dans de gros travaux d'aménagement juste après la promulgation de la loi, édifiant murs et portail pour couper le passage, privatisant de fait une jolie petite plage du golfe du Morbihan. Attaqués en justice par Les amis des chemins de ronde, ils ont perdu tant devant le tribunal administratif et la cour administrative d'appel que le Conseil d'État. Le passage, à ce jour, n'en reste pas moins impossible. Et quand des propriétaires influents ont l'oreille du préfet, il est rare que le public ait droit au sentier inscrit dans la loi.

Dans le Finistère, à Beg-Meil, la station chic de Fouesnant, la portion de littoral qui abrite les résidences secondaires de grands noms de l'industrie demeure inaccessible malgré la bataille judiciaire engagée voici près de trente ans par l'association de sauvegarde du pays fouesnantais. " En dépit de huit décisions de justice qui nous donnent raison et qui annulent les arrêtés préfectoraux suspendant la servitude, les riverains fortunés et politiquement influents refusent toujours le passage. Ils viennent même d'attaquer l'autorisation donnée aux agents de la DDE de pénétrer sur leurs propriétés afin d'établir un tracé", déplore Loïc Leterme, le vice-président de l'association.

Autre variante : on peut marcher, mais sur un parcours qui ne ressemble guère à un sentier, comme à l'anse de Roguédas, sur la commune d'Arradon, dans le Morbihan. Dans cette crique pittoresque, le tracé devait à l'origine passer en bordure du vaste domaine de 72000m2, à une distance plus que respectable du manoir. Mais le préfet a préféré laisser un propriétaire fortuné profiter du front de mer et de la vue sur les îles en haut de falaise, et ramener les promeneurs sur une étroite plate-bande de béton d'un mètre de large léchée par les vagues en cas de forte marée. Résultat, l'anse de Roguédas est aujourd'hui transformée en forteresse de béton, dans l'attente d'un recouvrement en pierres, et le sentier en ouvrage de BTP. Curieuse conception, que l'on retrouve de façon aussi caricaturale du Lavandou à Bormes-les-Mimosas, dans le Var - département où la DDE est pourtant, comme celle du Morbihan, très engagée dans l'application de la loi - ou dans les Alpes-Maritimes. Le sentier s'y réduit souvent à un passage de béton réalisé au prix fort puisqu'il faut construire des ouvrages d'art dans les rochers, puis les restaurer à chaque fois que les assauts de la mer les détériorent. Les coûts sont très supérieurs à ceux d'un vrai sentier, les fermetures fréquentes pour cause d'intempéries, le tout pour éviter d'imposer la servitude de passage inscrite dans la loi aux riverains du bord de mer.

Budgets insuffisants

Mais, à entendre les fonctionnaires en charge du dossier dans les DDE, que ce soit sur la Manche, l'Atlantique ou la Méditerranée, l'obstacle numéro un, bien avant les notables locaux peu soucieux de l'intérêt public, c'est le manque d'argent. "Les communes entretiennent le sentier, mais c'est à l'État de jouer le rôle de levier en finançant sa création. Sans crédits suffisants pour l'ouvrir, nous n'arrivons pas à convaincre les élus. " Le ministère de l'Équipement, hélas, n'entend pas augmenter la mise 600000 € sont inscrits au budget cette année, soit en moyenne 20 000 € par département côtier. Pas de quoi pavoiser. L'ouverture du littoral à tous n'est manifestement pas une priorité
.
Enfin, le sentier a un autre ennemi, redoutable mais naturel. De la Seine-Maritime à la Côte d'Azur, le constat est semblable: les falaises s'érodent. Quand les DDE ont créé le sentier au plus près du trait de côte pour limiter l'emprise sur les terrains privés et éviter des oppositions, sans même utiliser les trois mètres de largeur prévus de droit, le passage peut devenir dangereux. Il faut fermer et revoir le tracé, ce qui suppose enquête publique et négociations. Notre guide bretonne avait raison, " le sentier du littoral n 'est jamais un acquis définitif" . Mais avoir à le défendre prouve qu'il existe,
ce qui est loin d'être le cas sur tout le littoral !

" QUE CHOISIR" - n° 439 - Juillet-août 2006 - (Extraits)
Elisabeth CHESNAIS

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- L'EXPRESS - n° 2873 du 27 juillet 2006 - Un article très documenté sur les constructions illégales sur le littoral français, signé par R. de V. -
Certains dossiers de CESAM y sont évoqués. Sentiers littoraux avec barbelés et constructions illégales à Roquebrune-Cap-Martin et au Cap-Ferrat.

Extraits :

Alerte sur les côtes
par R. de V.


Menace cachée ?

En installant, le 13 juillet, le nouveau Conseil national du littoral (CNL), le Premier ministre a demandé à ses 72 membres d'" adapter le droit aux en- jeux de l'aménagement des côtes ". " II faut des modifications mineures ^suggère Hélène Tanguy, députée maire (UMP) du Guilvinec (Finistère). " La loi est bonne, mais la gestion du littoral doit dépasser sa seule application", ajoute Yvon Bonnot, maire (UDF) de Perros-Guirec (Côtes-d'Armor) et président de l'Association nationale des élus du littoral (Anel). France Nature Environnement et ses 3.000 associations sont sur le qui-vive, craignant que l'instance ne soit" le lieu des revendications d'élus désireux de modifier la loi pour favoriser leurs projets locaux ".


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Les grands principes

Outre la fameuse règle interdisant de construire dans la bande des 100 mètres à compter du rivage, les principales prescriptions de la loi Littoral sont les suivantes.
o Obligation d'urbaniser en continuité du bâti existant, à compter des agglomérations et des villages.
o Obligation de prévoir des coupures d'urbanisation.
o Interdiction de nouvelles routes de transita moins de 2 kilomètres d'un rivage.
o Interdiction d'aménagements autres que légers dans les espaces naturels remarquables (article L. 146.6 du Code de l'urbanisme) présentant un intérêt écologique ou paysager.


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Une loi détournée

Arguant de la nécessité de réagir aux décisions des tribunaux, les parlementaires ont toiletté le dispositif législatif adopté, à l'unanimité, il y a vingt ans. " Volonté de mettre de l'huile dans les rouages ", affirme le rapport de l'Assemblée nationale publié en 2004.
Un amendement sénatorial - rejeté - a même envisagé de régulariser les permis de construire annulés par la justice administrative si les bâtiments n'avaient pas été démolis dans les cinq ans suivant leur annulation!

1994, loi Bosson :
Amendement dit "Cap Sicié", permettant par dérogation la construction, dans la bande des 100 mètres du rivage, d'équipements tels que des stations d'épuration, s'ils ne sont pas liés aune opération d'urbanisme nouvelle.

1995, loi Pasqua :
Les directives d'aménagement du territoire (DTA) pourront déroger à la loi Littoral et donc remettre en question la notion d'espace proche du rivage non constructible.

1999, loi d'orientation agricole :
Amendement autorisant la construction, à proximité du rivage, d'installations classées agricoles (poulaillers, porcheries), en discontinuité des agglomérations et villages existants.

2000, loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) :
Amendement visant à régulariser les paillotes construites avant 1986 sur le domaine public maritime.

2005, loi Développement des territoires ruraux :
amendement supprimant l'application de la loi Littoral pour les communes riveraines de lacs de plus de 1.000 hectares (12 sites concernés) et permettant la construction en bordure des petits estuaires, le long du rivage des rias, étiers et marais côtiers."


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Extraits de l'article de L'EXPRESS :

A Coutances dans la Manche, édifié sans permis, un ouvrage, avec ses 350 tonnes de béton et ses enrochements, est une " construction fautive ", qui perturbe l'écosystème et viole la loi Littoral.

A Combrit dans le Finistère, en dépit de l'annulation du permis de construire une station d'épuration va être construite. La loi souffre de multiples exceptions…

Modifications abusives de plans d'occupation des sols (POS), détournements de pouvoir sanctionnés par les tribunaux, absence de permis de construire, plaintes au procureur pour occupation illégale - mais souvent tolérée - du domaine public maritime (DPM), les mêmes maux se retrouvent depuis des années un peu partout.

Hier à Collioure (Pyrénées-Orientales), aujourd'hui à Guérande (Loire-Atlantique) - où France Nature Environnement attaque le projet de Ferme du casino, un complexe immobilier placé en bordure de l'étier alimentant les marais salants - demain à Saint-Jean Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes). Photo ci-dessous :

Photo CESAM 1382 - Villa Palimur - Saint-Jean-Cap-Ferrat

Autant de procédures qui font geindre les élus, exaspérés par ce qu'ils perçoivent comme de l'acharnement - voire un " gouvernement des juges " - mais passionnent les associatifs, arcboutés sur le respect de la bande des 100 mètres

Résultat : les charges contre l'" intégrisme écologiste " vont bon train, tout comme celles dénonçant le " fait du prince ". Une succession d'amendements (voir ci-dessus) et de travaux parlementaires traduisent le climat. Piloté par le député maire (UMP) du Touquet, Léonce Desprez, le dernier rapport de l'Assemblée nationale ne fait pas dans la demi-mesure pour " allumer " un magistrat niçois trop zélé, voire moralisant. Longtemps la bête noire des édiles méditerranéens, Norbert Caldero, vice-président du tribunal administratif de Nice, a depuis été promu de la deuxième chambre chargée de l'urbanisme à celle des pensions…

Corridors bétonnés et barbelés à Roquebrune-Cap-Martin (Alpes-Maritimes), mur sur la jetée à Larmor-Baden, dans le golfe du Morbihan : certains tronçons tiennent du parcours du combattant. A Bormes-les-Mimosas (Var), le sentier longeant le domaine privé du Gaou Bénat est à couper le souffle. Au figuré comme au propre. Bien décidés à vivre heureux- et donc cachés - certains copropriétaires rivalisent d'ingéniosité pour rejeter à la mer ou sur les rochers le randonneur promu alpiniste. Clôture végétale, pare-vent, enrochements et murs maçonnés agrémentés de jardinières. Les mêmes riverains s'affranchissent parfois de toute autorisation pour construire piscines et installations en surplomb de " leur " plage. En Corse, 200 kilomètres de sentier littoral ont fait l'objet d'enquêtes publiques et sont en attente. Ainsi, à Sperone, autour du circuit établi aux bons soins de la SA du golf du même nom, à Pianotolli, à l'est de la Punta di Capineru, où le tracé se détourne vers l'intérieur, épargnant au promeneur une vue imprenable réservée aux propriétés des alentours - dont celle du maire, par ailleurs président de l'Office de l'environnement de la Corse. " C'est à la DDE d'établir le parcours ", répond en toute légitimité l'intéressé.

Attendu pour la fin du mois de juillet, le plan d'aménagement et de développement durable de la Corse, alias le Padduc, confirmera-t-il l'évolution ? " Cela équivaut à libérer 200 kilomètres de côtes sur 980 ", constate Michelle Salotti, du Collectif pour la loi Littoral. " Avec huit projets golfiques dans les cartons - dont deux à Porto-Vecchio (où il en existe déjà un) - la Corse s'apprête à devenir un terrain de golf", s'inquiète, de son côté, l'association U Levante.
Vous avez dit golf? Les trois parcours que Léopold Ritondale, 85 ans, maire d'Hyères (Var), voudrait implanter aux portes de sa commune, à Sainte-Eulalie, frisent déjà la correctionnelle. Les opposants y voient une " métastase de béton " entre la presqu'île de Giens et La Londe.

Etc.

Lire absolument la totalité de l'article dans l'hebdomadaire.

Pour plus d'informations sur le littoral des Alpes-Maritimes voir "Illégalités" et "Sentiers Littoraux"

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nice-matin du 11 août 2006 - page 9 :

- littoral -


Le classement de tous les sentiers réclamé

L 'ASSOCIATION niçoise " CESAM " - Caps et Sentiers des Alpes-Maritimes -
a demandé à M. Christian Estrosi, ministre délégué à l'aménagement du territoire, " le classement de tous les sentiers littoraux français existants et à venir en zones spéciales protégées ".

L'association s'appuie notamment sur une déclaration du ministre de " vouloir enrayer le bétonnage anarchique des côtes en préservant les espaces naturels de bord de mer " ainsi que sur l'intention affichée du gouvernement de " mieux protéger les espaces littoraux remarquables et les rendre accessibles au public ".

[En savoir +]

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Nice-Matin du mardi 9 janvier 2007 - page 18

Le sentier du littoral gagne
quelques centaines de mètres

C'EST une affaire de patience. " La reconquête du domaine public maritime
pour le bénéfice de tous ", selon le slogan de l'association CESAM (Caps et Sentiers des Alpes-Maritimes) à l'origine du projet, est un travail de longue haleine.

C'est en 2004 qu'a été donné le feu vert au prolongement du sentier originel du Cap de Nice démarrant des rochers de Coco Beach.

Une première portion allant jusqu'au pied de l'hôtel Maeterlinck a alors été aménagée. Soit trois cents mètres de plus. L'étape suivante, fin 2005, a été la suppression du tunnel qui marquait le départ du sentier et qui constituait un véritable repoussoir pour les promeneurs

Un escalier pour accéder sur la basse corniche

Depuis quelques jours, on est passé à une nouvelle étape. Cette fois-ci côté Villefranche-sur-Mer avec la réalisation d'un tronçon de Î10 mètres entre la Lazaret tout au fond de la Darse après les résidences Rochambeau - et la pointe-Madame. Parallèlement, un morceau est également au programme entre la basse corniche (RD98) et la pointe des Sans-Culotte. Il s'agit d'une petite descente à partir d'un escalier existant à hauteur du site de " La Batterie " Ces escaliers constitueront lorsque le sentier sera complètement aménagé, une " échappatoire " vers la route pour ceux qui ne feraient qu'une partie de la promenade. Ces travaux en cours sont cofinancés par le Département (80 %) et l'Etat (20 %).Ils coûtent 340000 €. Ensuite, dans le courant de 2007, il est prévu de faire la jonction entre ces deux nouvelles portions. On pourra donc longer tout le côté Ouest de la rade de Villefranche. Restera après à s'attaquer à la phase la plus difficile. La jonction entre l'hôtel Palais Maeterlinck et la pointe des Sans-culottes.
Le représentant de l'État (DDE) explique à ce sujet que des études géotechniques sont toujours en cours. Il ne cache pas les difficultés du projet, maintes fois évoquées puisqu'il faudra ancrer une sorte de passerelle " intégrée " dans le site pour franchir la falaise. Il évoque également le coût- une partie a déjà été chiffrée à 600000€ - mais confirme la réalité du projet.
SY.B

Pourquoi c'est si long ?


L'aménagement de ce sentier du littoral s'appuie sur un texte de loi de 1976 qui donne droit à tout piéton de longer librement le littoral des côtes françaises. Soit 7000 km dont 4700 réellement accessibles. À ce jour, 1360 km ont fait l'objet d'aménagements légers pour permettre la promenade. La demande de l'association CESAM pour le sentier de Nice à Villefranche remonte à 1998. Le feu vert date de 2004. La portion en cours de réalisation était prévue pour 2006. Mais le premier appel d'offres est resté infructueux. Ce qui explique le retard. Pour la portion suivante, entre la pointe des Sans-culottes et la pointe Madame, il a fallu avoir recours à une procédure de " déport de servitude " permettant de faire un cheminement piétonnier sur les différentes propriétés privées traversées en bord de mer. Cette procédure est achevée. Il ne reste plus qu'à établir l'acte définitif. Ensuite l'aménagement pourra se poursuivre.
SY.B
Savoir+
CESAM :
asscesam@wanadoo.fr

http://fr.wikipedia.org/wild/Sentier littoral

Reprise du prolongement du sentier du Cap de Nice

DECEMBRE 2006

2865 - 20 décembre 2006 -
Début du sentier

2864 - 20 décembre 2006 -
Premiers mètres du sentier

2863 - 20 décembre 2006 -
En direction de Villefranche-Sur-Mer

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Nice-Matin du 28 janvier 2007 - page 14

SAINT-JEAN-CAP-FERRAT

Un blockhaus de 300 tonnes
découpé et rayé du paysage


C'était le dernier vestige de l'occupation allemande sur la presqu'île. Un blockhaus de quelque 280 à 300 tonnes planté au ras du niveau de l'eau, posé en travers du Sentier des douaniers autour de la Pointe Saint-Hospice. Comme une insulte à la beauté du paysage. Il vient d'être retiré du site qu'a offensait depuis bientôt 63 ans! Un véritable travail de titan puisqu'il a fallu couper l'ouvrage en autant de morceaux qui les rendent transportables.

Une opération délicate qui fut confiée à l'entreprise " Michel Bo " de Beaulieu, spécialisée dans les travaux maritimes et fluviaux. "Notre objectif était de débarrasser cette importante masse de béton et de ferraille sans rien faire tomber dans la mer pour éviter toute pollution", expliquait le directeur Michel Bo qui a mené à bien cette tâche délicate en deux semaines qui poursuivait : " Avec une scie à fil diamanté d'une très grande capacité nous avons pu couper ce blockhaus en dix morceaux d'environ 30 tonnes chacun ".

Une installation stratégique

Il ne reste en effet plus une seule trace de cet outil de guerre que l'actuel premier adjoint au maire, Marc Faraut a vu construire. Il avait 19 ans et se souvient : " A la suite de l'arrestation de Mussolini en août 1943, l'Italie signe l'armistice avec les forces alliées en septembre et son année qui occupait Saint-Jean et la région niçoise est chassée. Les Allemands sont arrivés et ce n'étaient plus la même musique. Depuis la terrasse de ma maison, avec mon frère, nous les observions en train de miner la plage Cro Dei Pins en mettant des repères sur une carte que nous avions dessinée. Ils craignaient un débarquement des troupes alliées sur nos côtes et non pas dans le Var. Et depuis ce blockhaus, ils pensaient pouvoir tirer au canon en prenant les troupes du débarquement à revers. Dans la tenaille!
C'est pourquoi en février 1944, nous avons tous été chassés. La presqu'île a été entièrement vidée de ses habitants et à notre retour en novembre 1944, tout était miné. Heureusement pour la population le secrétaire de mairie, Virgile Allari à l'époque, a pu se procurer le plan des emplacements des mines. Hélas pas de toutes..."

Et s'il reste encore un blockhaus sur la presqu'île, sous le phare, il faut préciser que celui-ci fut construit en 1914 et uniquement dans le but de protéger un point de surveillance de l'horizon. Avec un puissant projecteur pour contrôler es bateaux qui entraient de la rade de Villefranche la nuit.

J.-C.SCHAMBACHER

CESAM s'était intéressé aux restes de ce Blockhaus. [Voir]

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Nice-Matin du 22 février 2007

Saint-Jean-Cap-Ferrat

Sentier Littoral :

Deux mois de travaux sur la portion Sud

 

COMME l'oiseau fait son nid, petit à petit, le sentier littoral se reconstruit. Depuis le début du mois, Michel Ricklin, patron delà société Montagne, aménagement, patrimoine'(MAP) basée à Saint-Vallier-de-Thiey, et son collaborateur sont à pied d'œuvre au pied du phare et du Grand hôtel.

Leur intervention porte sur une centaine de mètres linéaires et sur des escaliers dont la hauteur des marches sera abaissée. Au total, 200 à 210 m2 de parement. Et quelques raccords ou joints là où le pavage est érodé.

Deux mois de travail selon le responsable de l'entreprise sous-traitante, mandatée par la société Gagneraud d'Antibes.

Commandée par le conseil général qui finance à hauteur de 53000 euros, cette remise en état a nécessité l'intervention d'un hélicoptère. Les "big bags" d'une tonne contenant les matériaux et les outils ont été acheminés par la voie des airs. Reste maintenant à remplacer les pierres du pays par leurs sœurs" de La Turbie en maintenant la conception d'origine. Le sel et le temps garantiront une apparence identique.

Le sentier littoral reste ouvert aux randonneurs pendant les travaux.

Les hommes de l'art s'adaptent à leur passage.

Les amateurs de marche et les amoureux de la nature peuvent donc continuer de se croiser, de cultiver la courtoisie et la convivialité sur tout ou partie de cet itinéraire de 14, 5 km. Partant de la plage de Passable pour aboutir à la promenade Maurice Rouvier à l'entrée de Beaulieu, l'ancien sentier des douaniers, véritable ceinture de la presqu'île, attire les visiteurs par milliers.

De là, l'absolue nécessité d'une sécurisation des passages les plus difficiles. Le dossier de la portion ouest, cher à René Vestri, maire et responsable en cas d'accident sur sa commune, est à l'étude. Mais la délégation de maîtrise d'ouvrage confiant les travaux au Département n'a pas encore été paraphée par le préfet.

GÉRARD PORCHERON
ET JEAN-CLAUDE SCHAMBACHER

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Nice-Matin du 2 juillet 2006

 

GOLFE-JUAN
Un sentier public au pied de la villa du roi Fahd

Golfe-Juan

Environnement

L'Article :

Un peu plus d'un kilomètre de long, près de 2 mètres de large, un décor de rêve : à partir de novembre, M. et M""" Tout-le monde pourront cheminer à Golfe-Juan, le long de la villa " Aurore " de la famille royale d'Arabie Saoudite, dite " villa du roi Fahd ".

Hier, les portes de l'imposante propriété - 6000 m2 de surface habitable " pieds dans, l'eau ", marbres, ors, cristal, tapisseries, lourds tissus rouges se sont exceptionnellement ouvertes pour la présentation du projet d'un sentier du littoral, en présence du préfet Pierre Breuil, d'Alain Gumiel, maire de Vallauris-Golfe-Juan et de M" Asalit de la Fondation Asturion, représentant la famille royale(1).

Pour Pierre Breuil, " le jour es historique, le geste symbolique ". Construite dans les années 70-80, inaccessible, agrandie à plusieurs reprises, la propriété a fait l'objet d'une procédure judiciaire. " Aujourd'hui, la légalité de la villa a été reconnue par les plus hautes instances administratives de l'Etat ", a insisté le préfet.

600000 € à la charge de la famille royale

Preuve de " l'entente cordiale ", les illustres propriétaires prennent à leur charge la réalisation du sentier. Soit quelque 600000 €. " Une réalisation dans l'esprit de l'ancien chemin des douaniers qui doit se fondre dans l'environne- ment ", a précisé Renaud Dautesserre, architecte chargé du
projet.

Les travaux, qui démarreront la semaine prochaine, prévoient la mise en sécurité du site, avec notamment la purge d'une partie de la falaise. Il faudra, par endroits, aplanir d'importants blocs de rochers. Les rejets serviront à créer un pavage et des marches d'escalier. Les promeneurs longeront également un petit port privé dont le ponton va être réhabilité.

Un pas pour un projet ambitieux : " ouvrir au public100 km de littoral, opération inscrite dans le dossier Métropole Côte d'Azur " a rappelé le représentant de l'Etat. Mais il reste encore des " verrous " à faire sauter : au cap d'Antibes et à l'Ouest de Cannes où des procédures judiciaires sont en cours.

M.-C.A.
1. En présence également de Claude Serra, sous-
préfet de Grasse, Georges Argivier, de la DDE
maritime.

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Nice-Matin du 18 mars 2007

 

Commune de Nice
Section entre la Pointe des Sans Culottes
et le Port de Villefranche-sur-Mer
Institution d'une servitude en déport du rivage

 

 

Le Préfet des Alpes-Maritimes
Officier de la Légion d'honneur
Chevalier de l'ordre national du Mérite

VU le code de l'environnement,
VU le code de l'expropriation notamment son article L 11-14-3,
VU le code de l'urbanisme et notamment les articles L.160-6, R.160-11 et suivants,
VU la loi n° 76-1285 du 31 décembre 1976, portant réforme de l'urbanisme et édit- tant notamment les dispositions des articles L.16Mà L.160-8 du code de l'urbanisme,
'VU le décret n" 77-753 du 7 juillet 1977 pris pour l'application de l'article 52 de la loi 76 1285 du 31 décembre 1976, édictant notamment les dispositions des articles R.160-8 à R.160-33 du code de l'urbanisme,
VU la loi n0 83-630 du 12 juillet 1983 modifiée relative à la démocratisation des enquêtes publiques et à la protection de l'environnement,
VU le décret modifié n° 85-453 du 23 avril 1985 pris pour l'application de la loi sus- visée,
VU la loi 86-2 du 3 janvier 1986 relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral,
VU le décret n" 89-694 du 20 septembre 1989 portant application des dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral et modifiant la liste des catégories d'aménagement, d'ouvrages ou de travaux devant être précédés d'une enquête publique,
VU la délibération du 15 octobre 2004 présentée par le Conseil Municipal de la com-mune de NICE autorisant le déport de servitude du domaine public maritime nécessaire à la réalisation de la section du sentier du littoral entre la Pointe des Sans-Culottes et la limite communale avec Villefranche-sur-Mer,
VU l'avis réputé favorable de Monsieur le Chef du Service Départemental de l'Ar-chitecture et du Patrimoine,
VU l'estimation sommaire et globale et détaillée de la Direction des services Fiscaux en date du 13 février 2003 concernant la dépense foncière à prévoir,
VU l'avis favorable des Services Fiscaux concernant le projet de servitude de passage, en date du 2 septembre 2005,
Vu les résultats de l'enquête publique qui s'est déroulée du 6 septembre 2005 au 6 octobre 2005 et l'avis favorable du Commissaire-Enquêteur en date du 4 novembre 2005,
Vu le rapport du directeur départemental de l'équipement,

Considérant qu'il est d'intérêt général d'autoriser le déport de servitude du domaine public maritime nécessaire à la réalisation de la section du sentier du littoral entre la Pointe des Sans Culottes et la limite communale avec Villefranche-sur-Mer,

Sur la proposition du Secrétaire Général de la Préfecture des Alpes-Maritimes,

ARRETE

Article 1"
Une servitude de passage en déport du rivage permettant la réalisation de la section du sentier du littoral entre la Pointe des Sans Culottes et la limite communale avec Villefranche-sur-Mer, est instituée au profit de l'Etat, sur la commune de Nice, confor- mément au dossier d'enquête publique établi par la subdivision maritime de la direction départementale de l'équipement,

Article 2
Le tracé de la servitude, ses caractéristiques, sont tenus à la disposition du public à la mairie de Nice et à la Direction Départementale de l'Equipement au Service Maritime, Hydraulique et Assainissement,

Article 3
Le passage en servitude déportée de la section à créer intéresse la seule commune de Nice et le tracé prévu sur 1,8 km prévoit des aménagements consistant en la res- tauration de parapets anciens, l'équipement de signalisation et d'information, l'écrêtage de rochers et des travaux d'empierrement, de débroussaillage, d'élagage et de signalisation que le présent arrêté autorise à faire,

Article 4
La servitude de déport prévoyant le passage du public dans des tronçons de servitude à l'intérieur de propriétés privées selon les plans soumis à l'enquête publique, tes riverains auront le droit de se clore,

Article 5
Les propriétés devront être protégées contre les risques d'intrusion et le public devra avoir une conduite respectueuse des lieux et paisible sur le sentier réservé uni-quement au cheminement des piétons.

Article 6
L'Etat, bénéficiaire de la servitude, et par voie de délégation les agents de la Direction Départementale de l'Equipement, les agents de police nationale et les agents de la commune de Nice mandatés sous son autorité sont autorisés à :
o établir le libre accès du public au domaine public maritime sur la zone concernée
o intervenir sur le sentier du littoral pour faire respecter tes règles en vigueur signalées par des panneaux réglementaires disposés par ses soins,

Article 7
La servitude de déport oblige les propriétaires et les locataires éventuels des propriétés concernées à s'abstenir de tout fait de nature à nuire au bon fonctionnement à l'entretien et la conservation des ouvrages, d'empêcher ou restreindre le cheminement des piétons

Article 8
Le sentier étant situé sur un ensemble paysager remarquable, classé en ZNIEFF et site classé, le public ne devra pas présenter de menaces sur les espèces sauvages terrestres et marines et veiller à la sauvegarde du site,

Article 9
La servitude de déport comporte pour le public les restrictions d'usage qui suivent :
o le sentier est destiné aux piétons
o l'accès à un véhicule à moteur est strictement interdit
o il est interdit de laisser en dépôt quelque objet que ce soit, et particulièrement les détritus ou les sachets en contenant,
o il est interdit d'allumer des feux
o il est interdit d'occuper le site même provisoirement avec des installations trop envahissantes

Article 10
L'accès au bord de mer pourra être fermé sans préavis par la police municipale en cas de danger lié aux conditions météorologiques.
- Le public devra adapter son comportement aux conditions particulières du chemi- nement du bord de mer qui peut présenter des risques du fait que :
o le respect du caractère naturel du site limite les possibilités d'aménagement en bord de mer,
o la houle et le vent peuvent à tout moment perturber l'équilibre des promeneurs
o la possibilité d'être jeté à l'eau par forte houle et d'être victime d'une noyade n'est pas négligeable
- Les parents ou accompagnateurs devront prévenir les enfants sur ces dangers, et garder ceux en bas âge à proximité immédiate.

Article 11
Cet arrêté sera publié au Recueil des Actes administratifs de la Préfecture des Alpes-Maritimes.
Il sera en outre inséré dans deux journaux diffusés dans le département des Alpes-Maritimes à la diligence du Directeur Départemental de l'Equipement des Alpes-Mari- times.
Il sera porté à la connaissance du public par voie d'affiche et tous autres procédés en usage dans la commune de Nice.

Article 12
Cet arrêté sera publié au Bureau des Hypothèques pour information des usagers des limitations administratives au droit de propriété en résultant,

Article 13
Les caractéristiques de la servitude instituée par le présent arrêté devront figurer au PLU de la commune dans la liste des servitudes affectant l'utilisation du sol.

Article 14
- Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture des Alpes Maritimes,
- Monsieur le Directeur Départemental de l'Equipement,
- Monsieur le Sénateur-Maire de la commune de NICE,
Sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté.
Ampliation sera adressée à :
- Monsieur le Directeur des Services Fiscaux
- Monsieur le Maire de Villefranche-sur-Mer

Le Préfet

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Article Nice Matin du dimanche 27 mai 2007 - page 15

environnement

Défense du littoral :

un coup de gueule associatif


Coup de sang. Coup de gueule. Ils n'en feront rien. Mais au plus fort de la colère, les responsables de l'association CESAM (Cap et sentiers des Alpes-Maritimes) ont pensé à mettre fin à leurs activités. Ils l'ont même écrit dans leur lettre n° 59 du 14 mai dernier. Pourquoi tant d'agacement ?
"Parce qu'à la préfecture, on nous considère davantage comme des empêcheurs de tourner en rond que comme des interlocuteurs ou des adjoints."

Respectivement président et vice-président de Cesam, Jean-Clary Bousquet et Jean Duhamel savent bien qu'ils ont donné du travail à l'administration. Mais le jeu en valait et en vaut toujours la chandelle. Et puis les fonctionnaires de la DDE maritime ne peuvent avoir les yeux partout. Retraités, eux, le peuvent.

Ils ont le loisir, c'est aussi un devoir, de veiller au respect de la loi "Littoral", une spécificité française, vieille de plus de vingt ans. Difficile de la faire respecter. Les gens qui construisent au bord des flots, les pieds dans l'eau, n'ont souvent pas l'habitude de se soumettre à la réglementation.

Leurs clôtures transforment parfois le bord de mer en camps de concentration. Leurs constructions dépassent souvent les autorisations, ignorent les dispositions des POS, voire tout bêtement la législation. Et puis, il y a l'action de protection du Domaine public maritime (DPM) et de la bande des cent mètres. L'association vérifiait la validité des Autorisations d'occupation temporaires.

Elle ne le peut plus. Les documents ne lui sont plus transmis. Dommage, beaucoup d'illégalités avaient été dénoncées, beaucoup de résultats avaient été obtenus. Et surtout, il restait beaucoup à faire. Notamment pour le bouclage du sentier littoral Théoule - Menton, bébé de l'association.
Sûrement pour lui, que CESAM va rester actif. Il maintiendra la porte à une nouvelle collaboration avec les services de l'État. Ses responsables continueront de souhaiter le transfert des compétences au conseil général.
Gérard Porcheron
Nice Matin


www.cesam06.org
asscesam@wanadoo.fr

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Article paru dans Nice Matin le 20 juillet 2005

Eden Roc condamné
à 800 000€ d'amende

 

La condamnation pénale qui a été dernièrement infligée à M. Jean-Claude Irondelle, président du directoire de la SA Hôtel du Cap-Eden Roc, marque peut-être la fin d'une époque. Devenue définitive après un ultime passage devant la Cour de cassation, cette sanction financière est le signe que la justice a fini par passer la ou, pendant des années, elle semblait glisser. Le prestige du palace, sa notoriete, son caractère exceptionnel, sa place dans la renommée de la Côte d'Azur, ont sans doute permis à cette propriété du cap d'Antibes de prospérer et de répondre aux demandes d'une clientèle toujours plus exigeante, en restant a I' abri des règles du code de I' urbanisme et de la loi Littoral. A I' instar d'une autre propriété voisine - le palais du roi Fahd a Golfe-Juan - Eden Roc a pu a partir de 1979, réaliser d'importants travaux sur son terrain de neuf hectares comportant a I' origine un seul bâtiment. Le jeu des prescriptions et des procédures suspendues, ajoute aux retards à transmettre les PV d'infraction et à la grande compréhension du sénateur-maire d'Antibes d'alors, Pierre Merli, ont permis a I' équipement de se développer de façon considérable. Dans les années quatre-vingt-dix, les constructions se poursuivent pour permettre la création d'une nouvelle unité h6teliere au bord, de, mer et d'un parking souterrain.

Aménagement illégal de 132m2

Seule une infraction a I' urbanisme a finalement réussi à prospérer une construction souterraine en sous-sol, en dessous de l'espace fitness, représentant 132 m2. Ils ont été transformes en une salle de billard mais pendant très peu de temps seulement semble-t-il. Le délit est cependant bel et bien acquis. L'espace fitness était prévu pour être de plain-pied... La cour d'appel d'Aix-en-Provence a souligne qu'une telle infraction ne méritait " aucune indulgence " dans la mesure où elle a été commise " en plein connaissance de cause ". Des lors, I' arithmétique entrait en jeu : a raison de 6 000€ par m' de surface de plancher, et ce sur une base de 145 m2 (surface hors œuvre brute)... Soit un total arrondi a 800 000€ d'amende que doit aujourd'hui M. Jean-Claude Irondelle'".

Démolition des ouvrages balnéaires... pour le principe.

De son cote Ie tribunal administratif de Nice vient, il y a quelques jours d'ordonner la démolition des aménagements balnéaires de I' hôtel Eden Roc. A savoir les plongeoirs, les escaliers qui descendant vers la mer, les enrochements pour I' accostage des petites embarcations, les dalles béton du restaurant et une partie de la piscine.... Non, les juges n'ont pas perdu la tète. Ces installations réalisées à partir de1927 sont actuellement dépourvues de toute autorisation. Alors qu'elles faisaient I' objet depuis1935 d'AOT (autorisations d'occupation temporaire) du domaine public maritime, plus aucun titre ne les " couvre " depuis Ie 31 décembre 1983... Une situation hallucinante confortee en2003 par un PV finalement transmis a la juridiction niçoise. A ce jour, il parait évident que cette décision restera sans effet. Le dossier en régularisation est parait-il en bonne voie. Mais en o>attendant. Ie tribunal administratif ne pouvait former les yeux. Même pour Ie principe...

Sylvie BEAL

1. Parallèlement, Eden Roc a obtenu Ie dégrèvement d'une somme de 178 759€ qui lui avait été réclamée par I'Etat au litre des taxes d'urbanisme et amendes fiscales.

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NICE-MATIN du dimanche 19 août 2007

Loi littoral

Grimaud : le Beauvallon doit casser son Beach club centenaire


Les Installations centenaires du beach club du Beauvallon à Grimaud
vont être démolies d'ici le 15 octobre, loi Littoral oblige.
Un pan d'histoire va alors disparaître

Construit au début du XX'siècle, les " pieds dans l'eau ", le restaurant de plage de l'hôtel Beauvallon à Grimaud (Var) se situe sur le domaine public maritime.
Se référant aux dispositions de la loi littoral aidant, voilà déjà deuxans, que l'administration avait informé les propriétaires? Du palace, que l'autorisation d'occupationtemporaire (AOT) dont ils bénéficiaient pour les structures de sonbeach club, allait lui être retirée et que les bâtiments devaient disparaître.


Fitzgerald, Michèle Morgan ou Colette y ont séjourné
Peu importe que les lieux aient vu passer des gens aussi célèbres que l'écrivain américain Scott Fitzgerald qui y aurait séjourné, ou encore Michèle Morgan, Colette, Berty, Albrech, l'acteur Jules Berry tourne citer que ceux-là. Les arcanes administratifs ne s'embarrassent pas de l'Histoire. Plutôt que de se lamenter, la famille Hwang, propriétaire de l'hôtel, a décidé de détruire les bâtiments litigieux et de construire autre chose dans un esprit contemporain, sur son domaine privé, situé quelques mètres en arrière du rivage maritime. Un projet qui reste à finaliser mais qui devrait voir le jour d'ici le printemps 2008, promet Olivier Valentin, directeur du palace. En attendant, les bulldozers viendront faire place nette d'ici le 15 octobre. Pour un dernier adieu à ce lieu mythique, le Beauvallon organisera pour ses clients et amis, une grande soirée le 25 août prochain Histoire de repartir du bon pied vers l'avenir et dans la bonne humeur après avoir essuyé quelques larmes

Lieu mythique de la Riviera

C'est en 1912 que le beach club vit le Jour en même temps quel hôtel Beauvallon. Il connut des améliorations successives et fut agrandi en 1925, puis dans les années suivantes pour le maintenir au niveau des exigences du bâtiment principal.
Les yachts ont succédé aux tartanes et la musique lounge au be-bop, mais les terrasses hors du temps de cet établissement plage ont su conserver intact le charme suranné, qui a toujours été celui des hôtels de prestige de la Riviera. Le restaurant sur pilotis est unique. Tout cela va disparaître pour faire place à " autre chose " que la famille Hwang souhaite novateur, mais inscrit dans leptus grand respect de l'environnement et en harmonie avec les exigences du "développement durable "

P.PLEUHaut de page

CORSE MATIN - Mardi 18 septembre 2007
Copie de l'article

LOI LITORAL


CAGNANO - HAUTE CORSE

Environnement : Une jetée et des bungalows font l'objet d'une obligation de remise en état des lieux par jugement du Tribunal Administratif.
Le propriétaire a fait appel.

À lors que la démolition du port. Abri de Cagnano vient de commencer voilà quelques jours après des dizaines d'années de procédures administratives, c'est une autre bataille qui a été engagée voilà deux ans mais qui concerne cette fois une jetée et des bungalows de
L'Hôtel restaurant " Le Caribou ". Il faut savoir qu'un procès-verbal a été dressé en 2005 par les services maritimes de la DDE pour occupation du domaine public maritime. Le préfet de la Haute-Corse et l'association " U Levante " ont présenté une requête devant le tribunal administratif de Bastia.

" Le 23 mars 2006 le administratif s'est même déplacé sur les lieux pour constater exactement ce qui a été construit sur le domaine public maritime. Le jugement a été rendu en juin 2006 et le propriétaire été condamné à remettre en état les lieux illégalement occupés dans un délai de six mois. ", Nous a confié Michèle Salotti pour l'association<< U Levante ".

L'autorisation temporaire n'a pas été renouvelée.

Dans sa requête aux côtés du préfet de Haute-Corse devant le tribunal administratif de Bastia, l'association " U Levante précisait " qu'en mai 86 une AOT (autorisation occupation temporaire) a été accordée A Monsieur. Maurice Catoni pour une durée de cinq ans, l'autorisant à occuper une superficie de 225 m2 pour des bungalows et 1575 m2 pour des quais et appontements. Le 23 mai 1991, les bungalows, quais et appontement sont été maintenus illégalementpuisque l'AOT n'a pas été renouve-lée ".

Le dossier a été transmis à la cour administrative d'appel de Marseille le 19 décembre 2006, à la suite du recours en appel de M. Catoni le30 juillet 2006. " Je suis serein "Le propriétaire de l'hôtel restaurant " Le Caribou ", Christian Catoni, interrogé par nos soins, a déclaré " l'affaire suit son cours.
" Je suis serein ".

La première AOT date de1966. Nous avons sollicité d'autres autorisations pour être dans la légalité. Lors de la visite des lieux, un élua même déclaré que l'accès à la petite plage au public était interdit, ce n'est pas vrai, alors que ce n'est pas le cas chez lui! On ne sait même pas où est la limite du domaine public maritime.

J'ajoute également que les études de la DDE ont indiqué que la jetée n'a aucun effet sur la courantologie et l'érosion de la plage. Je crois surtout que l'on veut embêter " Le Caribou ", car la municipalité elle, ne réalise pas grand-chose... Nous avons fait appel devant la cour administrative de Marseille et nous irons plus loin s'il le faut ".

o J.C.

 

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Nice Matin du 23 octobre 2007

Cap Ferrat

L'émissaire obsolète sorti de l'eau.

Depuis presque quatre ans, il aura fait couler beaucoup d'encre, cet émissaire de la pointe du Cap-Ferrat ! Mais cette fois est la dernière. Il a tiré sa révérence. Après cinquante années de service, il vient en effet d'être sorti de la grande Bleue. Un impératif des services de l'État, respecté par la CANCA maître d'œuvre de l'ensemble des travaux qui ont été réalisés par la société Bonna Sabla. Elle-même ayant fait sous-traiter les travaux sous-marins à une entreprise spécialisée.
Il aura fallu dix jours de préparation à cette dernière, TSM Bo, pour mettre en place le système permettant la dépose du conduit obsolète (voir notre article du 11 octobre).
L'opération a pu démarrer hier matin de bonne heure malgré des conditions difficiles pour ce genre d'opération. Avec une petite houle de vent d'Est qui a d'ailleurs provoqué la cassure des 500 mètres de tuyau en cinq morceaux lors du relevage à la surface
" C'est surtout en raison de son mauvais état qu'il s'est détaché au niveau des soudures ", constatait Michel Boqui conduisait les travaux depuis son bateau. Un cas de figure qu'il avait intégré dans l'étude du système. " Nous savions que les chances de cassures étaient importantes. C'est pourquoi nous avions réparti les parachutes de levage sous-marin (vaches) sur la longueur en fonction de cette perspective.
De cette façon. Nous n'avons pas remonté l'ensemble de la canalisation en même temps mais les morceaux, lorsqu'ils se détachaient, étaient tous bien arrimés à une bouée en surface. "
La mission était remplie. A 16h45 les 130 tonnes d'acier étaient tirées par un remorqueur puis remontées à terre, au niveau de la Carrière, prêtes à partir en morceaux de 5 m de long, pas plus. Car il faut encore traverser le village et ses petites ruelles avant de gagner la route.

J.C.SCHAMBACHER

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www.niceinatin.fr - Dimanche 11 novembre 2007
Saint-Jean-Cap-Ferrat


PERMIS DE CONSTRUIRE :

Le Maire va se passer de l'avis de l'État!

Le maire de Saint-Jean pose la question crûment en appuyant son propos sur un constat de là situation actuelle dans la presqu'île : " je suis en proie à une inquiétude légitime du fait que la quasi-totalité des dossiers de demande de permis de construire , déposés en mairie et relatifs à des projets de constructions ou de rénovation sur le Cap, instruits par les services de l'État, ne sont pas restitués par ces derniers dans un délai raisonnable. Il arrive même qu'ils ne soient pas restitués et demeurent bloqués dans un service administratif parisien de telle façon que Le maire ignore quelle est la décision quia été prise, si toutefois elle a été prise ".Blocage pendant des mois voire des années rappelons que sur le Cap-Ferrat, site classé, rien n'est autorisé sans l'accord express des services de l'État. La théorie du permis tacite ne peut être invoquée. Une situation que le premier magistrat de Saint-Jean juge préoccupante. " Les propriétaires attendent et entreprises aussi. Les cabinets d'architectes étales constructeurs. Les entreprises et leurs fournisseurs et plus généralement tout le personnel de cette chaîne créatrice d'emplois ".

Las de ce blocage certains propriétaires qui ont déposé une demandée permis depuis des mois et même des année sont manifesté l'intention de réclamer des indemnités à la commune en ar-guant du \cf1 ait qu'il leur est infligé un délai déraisonnable d'attente.

" Construire c'est un droit ...." Des réclamations émanant de cabinets d'avocats sont déjà parvenues à la mairie ", précise René Vestri qui a réagi : " J'ai décidé de prendre l'initiativede délivrer les autorisations dans la mesure où le projet présenté sera conforme à la réglementation d'urbanisme applicable au secteur considéré. La possibilité de construire sur sa propriétéest un droit dès lors que le projet est conforme. Or, la carence actuelle de l'État dans l'instruction des dos- siers s'analyse comme un refus et c'est ce qui m'amène à considérer ce refus comme illégal si le projet respecte la loi -.RenéVestri étayant sa dé-cision d'une jurisprudence du Conseil d'État adme tant " qu'une autorité qui ne peut décider que sur l'avis conforme d'une autre, autrement dit qu'avec son accord, peut légalement pas tenir compte du refus d'accord si celui-ci est illé-gal :Ea conséquence de quoi, le maire a décidé deprendre des " arrêtés " de permis, en bravant l'inter-dit tacite qu'il considère donc comme iBégal en con- cluant : - Ainsi, les permis seront peut-être de nouveau permis sur le Cap! Comme sur le reste du territoire français... ".
J.-C SCHAMBACHER

Photo non sortie.
René Vestri et ses adjointes, Martène Césarini et Edith Bamier, devant tes piles de dossiers de permis de construire en attente. Rappelons qu'après avoir payé son bien, le nouveau propriétaire devra attendre, avant de s'installer dans les locaux rénovés ! Six mois pour vérification de l'origine des fonds. Un mois ou plus pour réaliser un projet architectural Deux ans (et plus~) pour l'obtention du permis après analyse par les services de l'État Quatre mois de délais de recours puis le temps d'effectuer les travaux.
(Photo Jean-Claude SCHAMBACHER)

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www.nicematin.fr - dimanche 18 novembre 2007

Saint-Jean-Cap-Ferrat

L'Urbanisme et les Exigences de la
Démocracie avec COBATY

" Tous ceux qui construisent ne sont pas là pour défigurer un paysage, au contraire, ils travaillent pour conserver un cadre de vie. Faites passer le message! " Professeur honoraire de la Faculté de Droit Nice-Sophia Antipolis, président du Tribunal Suprême de Monaco, Hubert Charles qui est membre d'honneur de l'association Cobaty Côte d'Azur a, d'emblée, donné la teneur de son discours. Ceci à l'invitation du président de l'association, Jean-Pierre Castillon et dans le cadre d'un cycle de forums axés sur le thème de la citoyenneté Le président Castillon précisant en préambule qu'" s'il y a bien un secteur qui focalisé les espoirs et les craintes des populations, c'est bien celui de l'urbanisme qui doit répondre à une demande toujours plus vive de transparence et de concentration, dans le but un peu contrasté d'obtenir toujours davantage de droit et de possibilités pour soi, et un peu moins pour les autres."

De Périclès à la loi Gayssot

Pour Hubert Charles il importe de dédramatiser l'acte de construire en s'interrogeant sur les problèmes du moment : " Qui sont paradoxalement toujours les mêmes depuis que l'on construit ! Autrefois des châteaux, des temples. La croissance est toujours venue d'en haut, de la décision autoritaire d'un seigneur. Et de nos jours il faut s'accommoder avec le droit de l'urbanisme. Des dizaines de milliers de lois. Nous croulons sous les textes'. "Donnant l'exemple concret de la loi Gayssot, à peine sortie, les retouches o
s'amoncellent. Et le professeur d'en appeler à Périclès, la référence démocratique de notre civilisation pour évoquer la démocratie par- ticipative avec ses limites.
" L'enquête publique ça fonctionne mal! " Hubert Charles constate que le mécanisme du débat public ne fait souvent qu'activer les antagonismes et propose de mettre en place un système de codécision. " Nous n'avons pas la culture de la confrontation se- reine et pacifique. Nous sommes toujours dans les guerres de religions. " Prenant la parole à son tour le professeur Bernard Asso vice-président du conseil général a exprimé l'aspect philosophique et politique que lui inspirait le sujet. " Le citoyen est libre mais néan- moins confronté aux lois. Il est écrasé par la civilisation"o en faisant observer que 18 % de notre territoire était occupé par 98 % de la population. Beau sujet de réflexion pour une prochaîne conférence...
JEAN-CLAUDE SCHAMBACHER

COBATY International
De par l'indépendance de ses structures et cette de ses membres ainsi que de son implantation internationale, COBATY est le fédérateur du monde de la construction.
Il regroupe 263 activités liées à l'acte de construire. C'est ainsi le seul organisme regroupant véritablement un tel éventail de professionnels et un tel potentiel d'activités et de valeurs. Celui des décideurs, des concepteurs, des financiers, des experts, des conseils et de tous les réalisateurs.

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Sourgentin


LE MAGAZINE DU PAYS DU PAYS NIÇOIS


Juin 2008 - n° 182 - pages 44 et 45

 

Un sentier littoral en pointillés

Dans ce numéro qui a trait à la rade de Villefranche, inimaginable de ne pas penser au fameux sentier littoral qui devrait relier les trois communes riveraines (Nice, Villefranche et St Jean). Un élément du parcours qui est espéré pour un jour relier Théoule à la frontière de Menton-Garavan, une promenade exceptionnelle en grande partie dans les limites d'une grande ville, une liaison emblématique et symbolique entre deux ports
historiques.

Le C.E.S.A.M.
Il y a loin des attentes du public à la réalisation... Une association milite très activement pour la concrétisation de ce rêve, n'hésitant pas à ferrailler: le C.E.S.A.M., " Caps Et Sentiers des Alpes-Maritimes " (www.cesam06.org). Ses responsables nous ont aimablement reçus et nous les en remercions : M. Jean Clary-Bousquet (président) et M. Jean Duhamel (vice - président, secrétaire et webmestre du site de l'association).
Cette association est agréée pour la protection de l'environnement, son travail concerne la sauvegarde de la bande littorale des 100 m, faune et flore comprises puisque nous sommes en zone Natura 2000... fait que beaucoup ignorent, prélevant parfois des plantes rares et protégées.

Souvenirs
Avant l'entretien, nous faisons part des souvenirs transmis par la mémoire orale familiale. Notre père aimait ce parcours. Il laissait le vélo près du séminaire, empruntait le sentier littoral que nous connaissons encore de nos jours jusqu'au pont reconstruit voilà quatre ans, de là remontait par un sentier en lacets vers la corniche, puis redescendait loin après la villa Orlamonde de Maeterlinck en bord de mer après la batterie de la Rascasse, traversait plusieurs propriétés (il y avait entre les deux guerres une tolérance entre gens de bonne compagnie - " gentlemen's agreement " -, exactement comme nous l'avons exposé dans nos colonnes pour les propriétés du Ray-Gairaut), avant d'aboutir sur le port villefranchois de la Darse. La guerre a amené ses destructions, les Allemands voulant protéger leur blockhaus des Sans-Culottes: disparition du pont,dynamitage du sentier ; voilà quatre ans encore ce pont manquant empêchait de poursuivre après le vallon... à moins de se faire alpiniste. Au - delà, le secteur de fait presque inaccessible était un lieu apprécié des naturistes ou des amateurs de rencontres...

Des avancées... en pointillés
En pointillés pour le moment... mais patience et endurance finissent par payer. Pour le moment, quatre secteurs ont été améliorés ou rouverts au plaisir des promeneurs. Tous se situent en littoral niçois; rappelons que la limite communale de Nice entre très profondément dans la rade, sur le flanc est du Mt Boron.
Le plus grand " coup " a été la suppression de l'immonde passage en souterrain dit du " Marichu " où il fallait passer en pressant le pas, nez bouché et tête baissée. Une verrue préjudiciable à l'image de la ville.
Autre " exploit ", la reconstruction du petit pont sur le vallon et la prolongation du sentier sur environ 300 m.
Une lettre du préfet en poste en 2000 signifiait le refus catégorique d'aménager le sentier littoral, depuis les choses ont changé! Si bien que quatre ans plus tard cette nouvelle section était livrée au public.
Dans ce secteur au départ du Lazaret, d'autres problèmes ont été relevés ou ont surgi, certains étant encore en suspens, comme un immeuble en infraction, vérandas dépareillées et clôtures non conformes ou " pourries " dans le secteur de protection du Château de l'Anglais. Un gros dossier concerne les travaux cyclopéens dits de la " Villa de l'Englès ": dérochements de 600 m3, édification de murs à la " Cuzco " A l'évidence, la remise en état du site imposée par les tribunaux s'avérera difficile. Les terrasses sont provisoirement devenues solariums, lieu de rendez-vous. On est à la recherche d'idées pour les aménager: peut -être une halte de repos, un jardin de plantes alophyles (qui supportent les embruns) en pensant à une collaboration avec les spécialistes du jardin varois du Rayol.
La crainte de beaucoup est que la loi soit réaménagée, autorisant à nouveau une construction...
Signalons que sur ce parcours, les dégâts des grosses tempêtes ont été réparés, marches refaites, bancs recréés, dallage restauré par le CG 06; les cantonniers
municipaux passent quotidiennement.
Troisième secteur renaissant, en 2007 les travaux ont repris à partir de la pointe des Sans-Culottes vers Villefranche. Actuellement, en venant de Nice et peu avant la Rascasse, une ouverture dans le petit mur bordant la Basse-Corniche permet aux promeneurs de descendre un escalier menant à cette pointe et d'emprunter un nouveau tronçon de sentier sur environ 250 m. Les 240 marches de cet escalier ancien ne sont pas hautes et se remontent facilement. Il est à souligner le geste fait par l'Armée: elle a autorisé la réouverture du site malgré la présence de ses installations stratégiques.
Et enfin, quatrième élément des pointillés, de Villefranche-Rochambeau et en direction de cette pointe 200 m environ de sentier ont été réalisés et livrés début 2007.

Le premier maillon manquant
Reste à relier les tronçons existants... Le plus facile devrait concerner rapidement le secteur Villefranche-Rascasse. Une jonction a pris du retard, attendons-la peut-être pour la fin de cette année, promesse faite par les politiques et la DDE. On reprendra l'ancien tracé des années trente... mais à notre époque il n'est plus question de " gentleman's agreement ". Suite à l'enquête publique de 2006, il y a eu " déport de servitude ", décision agréée par l'Administration, les délais légaux de recours étant maintenant épuisés. En pratique, le sentier pénétrera dans les propriétés, dans un des cas jusqu'à 50 m ! En conséquence de quoi, il faudra refaire les clôtures pour garantir la paix des riverains, côté propriétés comme côté mer. Le Conservatoire du Littoral pourrait être sollicité pour racheter les " délaissés " côté mer pour n'édifier de clôture que d'un seul côté.

Le deuxième maillon manquant
Le " gros morceau ", on l'imagine, demeure le secteur " Maeterlinck". Là où le quatre étoiles luxe se trans forme en résidence haut de gamme. Secteur naturel acrobatique en falaises, propriété privée en haut du site, secteur déjà atteint par la construction d'un appontement-solarium hôtelier.
C'est là que les avis divergent. Continuer à remonter vers la corniche par les vestiges de sentier en lacets, encorbellement sous les murs de la résidence, passage en limite sud dans les jardins de la résidence en rachetant le linéaire nécessaire à la société propriétaire, autres possibilités? La taille du problème à résoudre laisse imaginer que la réponse n'interviendra pas dans l'immédiat et que ce tronçon ne connaîtra sa réalisation qu'en dernière étape.
Le problème a déjà été politique : le projet de liaison ininterrompue Nice-Villefranche a été voté à l'unanimité sauf les Verts (en raison du caractère encore vierge du site des falaises, et de leur pied). Certains ont préconisé une passerelle, donc un encorbellement
arrimé aux falaises, dans un style minimaliste qui favoriserait l'intégration dans le site (bois moulé) ; surtout pas de béton, de couleurs, de marteau-piqueur et ce serait démontable. D'autres recommandent de respecter un éventuel site de nidification au flanc des falaises, mais des observateurs affirment qu'aucun oiseau ne niche là. On peut aussi redouter les saletés jetées... mais surveillance policière et nettoyage quotidien ne sont pas interdits. Les protecteurs des plantes rares ont leurs craintes, mais une plante rare peut être évitée (voir la nouvelle clôture qui contourne un vieux figuier de Barbarie à la Rascasse). Ne parlons pas des suicides toujours possibles... On le voit, hors le fait que l'Administration est catégoriquement opposée à un passage au ras des flots, tous les avis seront entendus, des positions ont déjà évolué.

Pour parfaire...
L'idéal serait une liaison complète de port à port. Côté Nice, il faudra voir ce qu'il adviendra des quais, si en prenant des précautions vis-à-vis des amarrages,
de l'approche des véhicules accédant aux transbordeurs on pourrait rétablir une continuité du cheminement piétonnier jusqu'au Club Nautique. Au-delà, on rêve d'un trottoir élargi (par encorbellement comme à Portofino) sous le séminaire et jusqu'au square Reynaud; actuellement fauteuils roulants, poussettes ne peuvent s'y croiser. Sur le modèle des panneaux " Aquascience " présentant la faune sous-marine, on pourrait penser à des panneaux sur la flore, l'architecture Belle-Epoque de ce flanc du Mt Boron. Côté Villefranche, le cheminement depuis Rochambeau jusqu'à la Station russe existe, même s'il mérite d'être amélioré; il aboutit derrière le laboratoire, sur les quais de la Darse.

Et puis...
Pourquoi ne pas rêver pour encore plus loin : débarrasser les quais de Villefranche de la circulation des non riverains, passer devant la pointe des deux Rup jusqu'à l'anse de Grasseuil pour rallier le cap par un raccordement au fameux sentier commençant à Passable... pour atteindre un objectif qui semble un défi : faire tout le tour de la rade à pied ?
De Théoule à Menton, nous l'avons écrit au début: il reste du... chemin à parcourir ! o

Gé ALBARELLI

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FIN